« La polygamie est un système basé sur la domination masculine » estime Marlène Schiappa - VIDEO

Les députés ont approuvé lundi soir une série de mesures pour interdire les certificats de virginité et durcir la lutte contre la polygamie lors de l’examen du projet de loi contre le séparatisme.

 

« On estime 30.000 adultes concernés par cette situation en France (…) La polygamie  est un drame pour les femmes. La polygamie entrave le droit des femmes. On parle d’un système basé sur la domination masculine qui fait que des femmes perdent leur droit parce que le mariage ouvre un certain nombre de droits : de droit à l’héritage, de droit à la filiation,… », justifie Marlène Schiappa sur l’interdiction et le retrait des titres de séjour aux personnes concernées.

« Le mariage ouvre des droits, il ne s’agit pas d’une relation libre. Il y a des femmes pour qui les droits sont abaissés en matière de droit à l’héritage, de pension,de droit de la famille,… parce qu’elles sont en état de polygamie. C’est une forme de violence faite à ces femmes ! » poursuit-elle.

Polygamie, non. Polyamour, oui.

Invitée sur Radio J en décembre dernier face à Frédéric Haziza, la ministre déléguée à la Citoyenneté a assuré que le «libertinage» n’était pas concerné par le durcissement des dispositions contre la polygamie prévues dans la loi sur les séparatismes.

La France, «pays du libertinage» «Il y a toujours des gens pour dire : « oh la la, vous voulez interdire l’infidélité […] vous allez interdire les plans à trois » […] Je vais rassurer tout le monde, on ne va pas interdire les plans à trois, on ne va pas interdire l’infidélité, on ne va pas interdire le polyamour», a précisé la ministre. 

«Il y a une liberté amoureuse, une liberté sentimentale, une liberté sexuelle, la France pays du libertinage, etc. Mais la polygamie c’est autre-chose. Pourquoi ? Parce qu’on contracte un mariage, on a le droit à un certains nombre de droits de la famille, héritage, filiation […] La situation de polygamie appauvrit les droits de nombreuses femmes qui parfois ne sont même pas au courant qu’elles sont en situation illégale», a précisé la ministre.

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