Le Maroc exprime son soutien à l'Azerbaïdjan en conflit avec l'Arménie (1)

Le Maroc et l’Azerbaïdjan ont réaffirmé leurs relations mutuelles alors que le Maroc appelle à une résolution pacifique du conflit dans la région du Haut-Karabakh.

Le Ministère marocain des affaires étrangères a envoyé un message de soutien à l’Azerbaïdjan à la suite des affrontements militaires avec l’Arménie. L’Azerbaïdjan est engagé dans de violents combats avec les forces arméniennes dans la région contestée du Haut-Karabakh. Le Maroc a appelé à la retenue et a exprimé l’espoir que le droit international et l’ONU puissent apporter une solution pacifique au conflit.

«Le Maroc soutient pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan», ont déclaré vendredi des sources d’information azerbaïdjanaises citant le message marocain à l’Azerbaïdjan.

L’agence de presse d’Azerbaïdjan a également rapporté que l’ambassadeur du Maroc, Adil Embarch, avait rencontré vendredi le ministre des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan, Jeyhun Bayramov, à Bakou, la capitale.

Les deux diplomates ont salué l’amélioration des liens politiques entre les deux pays et mis en évidence plusieurs domaines de coopération renouvelée. L’ambassadeur Embarch et Bayramov ont souligné les opportunités dans «les domaines des énergies économiques, humanitaires, touristiques, alternatives et renouvelables».

Au cours de la réunion, le Ministre des affaires étrangères de l’Azerbaïdjan a informé l’ambassadeur du Maroc de l’évolution de la situation dans la région du Haut-Karabakh. Bayramov a blâmé «la politique d’agression continue de l’Arménie» pour l’intensification des combats dans la région autonome azérie.

Le haut diplomate azerbaïdjanais a déclaré à l’ambassadeur du Maroc que ses forces armées agissaient «dans l’exercice de leur droit légal à la légitime défense» et avaient pour objectif de protéger les civils locaux.

En réponse, l’Ambassadeur Embarch a déclaré que le Maroc soutenait la «juste position» de l’Azerbaïdjan dans le conflit, selon l’agence de presse d’État azéri. Bayramov a félicité le Maroc pour sa «juste position» dans le conflit entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

L’ambassadeur du Maroc s’est fait un nom en Azerbaïdjan, après avoir reçu le «prix du meilleur ambassadeur» en février pour son travail dans le développement des relations entre les deux pays.

Conflit du Haut-Karabakh

La région du Haut-Karabakh est un État indépendant de facto en Azerbaïdjan. Il est gouverné comme la République d’Artsakh et l’Azerbaïdjan n’exerce pas d’autorité politique sur la région. La région est internationalement reconnue comme territoire azéri, mais la majorité arménienne de la région a permis à l’Arménie de revendiquer la région puisque les deux pays étaient des républiques soviétiques.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont affrontés à plusieurs reprises dans la région et les combats ont de nouveau éclaté après la recrudescence des tensions en août. Les deux pays se ressentent farouchement et les mouvements populaires ont appelé à plusieurs reprises à une action militaire sur le conflit du Haut-Karabakh.

Au cours des dernières semaines, l’Azerbaïdjan et l’Arménie ont vu les actions militaires dans la région s’intensifier rapidement. L’artillerie lourde est utilisée par les deux camps et des drones et des avions militaires ont été déployés.

La Turquie a soutenu militairement l’Azerbaïdjan dans un effort apparent pour déloger l’alliée traditionnelle de la Russie en tant que partenaire international privilégié de Bakou. Le conflit risque de devenir une affaire internationale très enchevêtrée alors que les puissances régionales cherchent à saisir l’occasion d’affirmer leur influence. Selon certaines informations, la Turquie déploie des mercenaires syriens pour soutenir l’Azerbaïdjan. Mais Bakou nie la présence de mercenaires syriens dans la région du Haut-Karabakh.

Les Nations Unies, la Russie, les États-Unis et la France ont appelé à un cessez-le-feu. Pendant des jours, les deux parties en conflit ont résisté aux appels au cessez-le-feu, mais il semble que l’Arménie ait signalé qu’elle pourrait être prête pour des pourparlers vendredi. Malgré cela, les combats ont fait rage samedi. Des sources arméniennes affirment que la capitale régionale Stepanakert a été bombardée par l’Azerbaïdjan. Pendant ce temps, les habitants parlent de plus en plus d’une «dernière bataille» pour régler une fois pour toutes le différend régional.

Le soutien du Maroc à une résolution pacifique s’ajoute aux appels internationaux à la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Avec des dizaines de morts et des centaines de blessés en sept jours, le conflit risque de devenir incontrôlable et de devenir une autre guerre régionale impliquant divers acteurs internationaux.

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