Mascate réaffirme sa position diplomatique
Le sultanat d’Oman n’envisage ni de normaliser ses relations avec Israël ni de rejoindre le projet de « Peace Council », également appelé « Board of Peace ». Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, l’a confirmé mercredi lors d’une rencontre avec les rédacteurs en chef de plusieurs journaux locaux.
Selon lui, la position du pays sur les questions régionales reste inchangée. « Le sultanat d’Oman n’entrera pas dans ce conseil et ne normalisera pas ses relations avec Israël », a-t-il déclaré.
Le responsable omanais a également estimé que le conflit actuel dans la région pourrait prendre fin prochainement. Toutefois, il a appelé les États à rester préparés à différentes évolutions possibles.
Un projet international lancé par Washington
Le projet de « Board of Peace » a été annoncé le 15 janvier par le président américain Donald Trump. Cette structure ferait partie d’un ensemble d’organes proposés pour gérer une phase de transition dans la bande de Gaza.
Le plan prévoit notamment la création de quatre institutions. Parmi elles figurent un comité national chargé d’administrer Gaza, un conseil exécutif pour le territoire et une force internationale de stabilisation.
La charte du conseil a été présentée après la guerre menée par Israël à Gaza. Toutefois, le texte ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien.
Une analyse critique du conflit régional
Le ministre omanais a également commenté les raisons du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Selon lui, les objectifs dépasseraient la seule question du programme nucléaire iranien.
Il a déclaré que la guerre viserait aussi à affaiblir l’Iran et à redéfinir les équilibres dans la région. Le projet inclurait également, selon lui, la promotion d’une normalisation avec Israël et l’empêchement de la création d’un État palestinien.
Badr Albusaidi a estimé que les négociations avaient déjà permis d’obtenir des avancées avec l’Iran. Selon lui, une confrontation militaire ne permettrait pas nécessairement d’obtenir davantage de concessions que celles obtenues par le dialogue.































