Risque d'émeutes en France dès la fin du confinement ? Possible, selon les renseignements

Depuis le début de l’épidémie du Coronavirus puis du confinement en France, force est de constater que le mouvement des gilets jaunes s’est calmé. Mais ce calme ne pourrait être que de courte durée selon les services du renseignement français. Ils s’inquiètent en effet d’un risque d' »embrasement post-confinement ».

Selon des notes confidentielles révélées le 11 avril par Le Parisien, le Service central du renseignement territorial (SCRT) assure depuis peu un «suivi de l’impact Covid-19 en France». Ce suivi consiste à évaluer «un risque d’embrasement de la contestation sociale à la sortie du confinement». Et selon ces services, le risque est bien réel.

Un risque de « transversalité des luttes »

Selon les renseignements français, les luttes sociales pourraient s’allier et donc, se renforcer. Blouses blanches et gilets jaunes pourraient ainsi se mobiliser ensemble dès la sortie du confinement.

 «Le jour d’après est un thème fortement mobilisateur des mouvances contestataires. Le confinement ne permet plus à la grogne populaire de s’exprimer, mais la colère ne faiblit pas et la gestion de crise, très critiquée, nourrit la contestation».

C’est ce que l’on peut lire dans des notes en date des 7,8 et 9 avril, citées par Le Parisien.

Les auteurs de ces notes ont effectué leur étude de risque à partir de différents critères. Certains discours révolutionnaires relayés sur les réseaux sociaux ou par des médias alternatifs.

C’est le cas notamment d’un média bordelais se revendiquant des Gilets Jaunes. Celui-ci vient de publier un document nommé «attestation de déplacement révolutionnaire». Il comprend des cases à cocher du type  :

«déplacements entre le domicile et le pouvoir indispensables à l’exercice d’émeutes».

Une autre est nommée ainsi :

«participation à des commandos sur demande des assemblées populaires».

C’est ce genre d’initiative de révolte qui conduit aujourd’hui les services de renseignement à évaluer le risque d’émeutes post-confinement. Ils redoutent notamment  «la création de comités de lutte entre personnes d’un même immeuble», mais aussi «une organisation commune à distance».

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