Article Le saviez-vous ? Les prières de rue ne sont pas illégales !

Le saviez-vous ? Les prières de rue ne sont pas illégales !

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Nous connaissons la peur maladive qu’ont certains de voir un jour la France s’islamiser au point que les clochers se transforment en minarets. Cette peur est-elle justifiée ou contribue-t-elle seulement à masquer les vrais problèmes des français ?
Les partis politiques de droite et de gauche pointent du doigt un danger imaginaire, sorte d’épouvantail qui leur permet de se disculper du marasme économique et social du pays.

La laïcité est leur meilleure invention, brandit à tout bout de champ lorsqu’il est question d’Islam et de musulmans, elle permet surtout de réduire les libertés et les éventuelles revendications de ces derniers en les cantonnant au rôle de méchants.
Ainsi depuis les attentats, les lieux de culte musulmans ont été les premiers visés par les mesures anti-terroristes. Les unes après les autres, les mosquées ferment leur porte sur arrêté préfectoral sans qu’aucune raison ne justifie ces fermetures administratives. Un prétexte qui permet néanmoins aux autorités d’assouvir leur irrépressible envie d’effacer du paysage français toute trace d’un Islam non républicain.

Faute de mosquées, de plus en plus de fidèles sont contraints de prier dans la rue, une véritable provocation pour certains élus qui ne le tolèrent pas.
Ainsi le 10 novembre dernier à Clichy dans les Hauts-de-Seine, une centaine d’élus en écharpe a perturbé la prière du vendredi en scandant la Marseillaise et en bousculant les fidèles durant le prêche.
«  L’espace public ne peut pas être accaparé de manière irrégulière  », a déclaré à la presse Valérie Pécresse, la présidente du conseil régional d’Ile-de-France présente au rassemblement organisé à l’appel du maire LR de Clichy Rému Muzeau.
Privés de salle de prière, les fidèles se rassemblent tous les vendredis depuis 9 mois pour protester contre la fermeture en mars de leur lieu de culte en centre-ville.
Sous prétexte de laïcité, les élus multiplient les interdictions, port du voile, repas de substitution dans les cantines scolaires, port de la burqa, prière de rue etc...
Et demain ? Ce sera probablement au tour des prières dans les mosquées et pourquoi pas dans les maisons ?

Selon Asif Arif, avocat au Barreau de Paris et conférencier spécialisé sur les questions d’Islam et de laïcité, les processions publiques sont autorisées conformément à l’article 27 de la loi du 9 décembre 1905. Invoquer le principe de laïcité pour interdire les prières de rue n’a aucun sens explique ce spécialiste. Brandit comme une arme lorsqu’il est question des musulmans, la laïcité ne peut «  interdire de manière générale et absolue une pratique religieuse ou une manière de s’habiller  », nous rappelle Asif Arif.
La liberté de culte est un principe fondamental garanti par l’Etat et la disposition d’un lieu de culte pour les différentes religions présentes dans le pays fait partie de ces garanties, y compris pour les musulmans.
En refusant aux fidèles musulmans de pratiquer librement leur culte dans un lieu décent, le législateur et les élus contreviennent au principe d’égalité.

Mais plutôt que de trouver des solutions, nos politiciens privilégient la provocation en allant hurler aux oreilles des fidèles durant le prêche dans le but de donner une image négative des prières, de l’Islam et des musulmans.
Une instrumentalisation politique qui a maintes fois fait ses preuves. Les images montrant des musulmans prosternés dans les rues donnent l’impression que l’islamisation de la France est à nos portes, du pain béni pour tous les islamophobes et autres extrémistes.

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Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 14 novembre 2017

Catégorie : Communauté

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