Article Si Robert Ménard n’était pas obligé de rester à Béziers, il irait combattre Daesh

Si Robert Ménard n’était pas obligé de rester à Béziers, il irait combattre Daesh

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Qu’est-il arrivé à Robert Ménard, le co-fondateur de l’association Reporters sans frontières, qui a lutté de toutes ses forces contre l’indifférence des médias face aux conflits internationaux ?
Qu’en est-il de l’homme de gauche engagé et prêt à tous les sacrifices pour la liberté de l’information ?

Devenu maire de Béziers grâce aux soutiens des partis d’extrême droite dont le Front national, Ménard a pris une orientation radicalement populiste en empruntant un parcours où la haine a remplacé la passion d’antan.
Poussé par ses convictions chrétiennes, il décide en 2014 de jumeler Béziers à la ville de Maaloula en Syrie. Maaloula, un fief chrétien de 2.000 âmes, représente pour Ménard le village d’Astérix qui résiste à l’ennemi et ce jumelage est pour lui l’occasion de soutenir la communauté chrétienne syrienne qu’il se dit prêt à défendre les armes à la main s’il le faut.
En 2017, Robert Ménard est toujours aussi combatif au point où il revient à la charge sur Europe 1 en déclarant : «  Si aujourd’hui, je n’étais pas obligé de rester à Béziers pour veiller à la sécurité de mes compatriotes, je prendrais les armes et j’irai en Syrie me battre aux côtés des Chrétiens d’Orient  ». Ouf ! Les terroristes de Daech l’ont échappé belle !

La fougue d’un homme de vingt ans et l’envie d’aller casser du « musulman », du Ménard tout craché ! Mais voilà, le maire de Béziers ne peut pas être au four et au moulin, et en tant que garant de la sécurité des Biterrois, qui pourrait en son absence assurer la lourde responsabilité qui lui incombe ?
Qui prendra des arrêtés interdisant les paraboles, d’étendre le linge et de battre des tapis aux balcons et aux fenêtres, d’instaurer un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans dans les quartiers populaires, d’interdire les déjections canines ou encore d’armer les policiers municipaux ?
Oui, qui ira frapper aux portes des maisons pour expliquer aux réfugiés syriens, pas chrétiens ceux-là, qu’ils ne sont pas les bienvenus dans une ville qui ne tolère que «  des gens corrects  » ?

Ménard ne peut pas être partout à la fois, mais il a au moins l’avantage de nous faire rire.

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Auteur : Zoubida Salhoume

Posté le : 18 avril 2017

Catégorie : Politique

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