La Chine lance son « soleil artificiel » après 14 ans de construction

La Chine a alimenté avec succès son réacteur de fusion nucléaire « à soleil artificiel » pour la première fois, ont rapporté vendredi les médias d’Etat, marquant une grande avancée dans les capacités de recherche sur l’énergie nucléaire du pays.

Le réacteur Tokamak HL-2M est le dispositif de recherche expérimental de fusion nucléaire le plus grand et le plus avancé de Chine, et les scientifiques espèrent que l’appareil pourra potentiellement débloquer une puissante source d’énergie propre.

Il utilise un champ magnétique puissant pour fusionner le plasma chaud et peut atteindre des températures de plus de 150 millions de degrés Celsius, selon le Quotidien du Peuple, environ dix fois plus chaudes que le noyau du soleil.

Situé dans le sud-ouest de la province du Sichuan et achevé à la fin de l’année dernière, le réacteur est souvent appelé «soleil artificiel» en raison de l’énorme chaleur et de l’énergie qu’il produit.

« Le développement de l’énergie de fusion nucléaire n’est pas seulement un moyen de répondre aux besoins énergétiques stratégiques de la Chine, mais revêt également une grande importance pour le futur développement durable de l’énergie et de l’économie nationale chinoises », a déclaré le Quotidien du Peuple.

Des scientifiques chinois travaillent au développement de versions plus petites du réacteur à fusion nucléaire depuis 2006.

Ils prévoient d’utiliser l’appareil en collaboration avec des scientifiques travaillant sur le réacteur expérimental thermonucléaire international – le plus grand projet de recherche sur la fusion nucléaire au monde basé en France, qui devrait être achevé en 2025.

La fusion est considérée comme l’apogée de l’énergie et c’est ce qui alimente notre soleil.

Il fusionne les noyaux atomiques pour créer des quantités massives d’énergie – le contraire du processus de fission utilisé dans les armes atomiques et les centrales nucléaires, qui les divise en fragments.

Contrairement à la fission, la fusion ne crée pas de déchets radioactifs et comporte moins de risques d’accidents ou de vol de matière atomique.

Mais réaliser la fusion est à la fois extrêmement difficile et d’un coût prohibitif, le coût total d’ITER étant estimé à 19 milliards d’euros.

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