L’Afrique du Sud a lancé une enquête interne après la participation de l’Iran à des exercices navals des pays BRICS, organisés la semaine dernière dans ses eaux territoriales. Selon plusieurs médias locaux, cette participation aurait eu lieu malgré des réserves exprimées par le président Cyril Ramaphosa. Voire contre ses instructions.
Les manœuvres, baptisées Will for Peace 2026, se sont déroulées du 9 au 16 janvier près de Simon’s Town, où se trouve l’une des principales bases navales du pays. En effet, plusieurs marines y ont pris part.
Des exercices présentés comme sécuritaires
Pretoria, capital de l’afrique du sud, affirme que ces exercices visaient avant tout à renforcer la sécurité maritime. Ainsi que la coopération internationale. La Chine a dirigé les entraînements, qui incluaient des opérations de sauvetage, des manœuvres tactiques et des échanges techniques entre les forces participantes. Un format classique pour ce genre de manœuvres. Les autorités sud-africaines soulignent que ces exercices avaient été planifiés bien avant les tensions actuelles entre certains membres des BRICS et les États-Unis.
La colère de Washington
La présence de l’Iran a cependant provoqué une réaction immédiate de Washington qui s’est montré très ferme. Les États-Unis reprochent à Pretoria d’avoir accueilli la marine iranienne alors que Téhéran faisait face à une vague de manifestations internes violemment réprimées. Ce qui a été jugé comme un contexte totalement inacceptable.
Selon la presse sud-africaine, Washington avait averti Cyril Ramaphosa que cette participation nuirait à l’image du pays. Un avertissement clair. Le président aurait ensuite demandé l’exclusion de l’Iran le 9 janvier. Mais c’était trop tard, les navires iraniens déjà déployés ont poursuivi leur participation aux exercices. La polémique était lancée.
Des tensions politiques internes
L’affaire a également provoqué des remous au sein du gouvernement sud-africain et dans la coalition au pouvoir.
Des responsables politiques ont accusé le ministère de la Défense d’avoir agi sans contrôle politique. Face à la controverse, le gouvernement a annoncé la création d’une commission d’enquête. L’objectif est clair: faire le point sur toute cette histoire. Cette commission doit déterminer si les instructions présidentielles ont été ignorées ou mal appliquées. Un rapport est attendu prochainement.
L’incident intervient dans un contexte de relations tendues entre Washington et plusieurs membres des BRICS. La Chine et la Russie restent en confrontation avec les États-Unis tout comme l’Iran. De son coté, l’Inde, pourtant présidente du groupe, a choisi de ne pas participer aux manœuvres. Ce qui se voit se voit être interprété comme un signal fort. Pour Pretoria, l’épisode illustre un équilibre fragile, entre non-alignement affiché et pressions occidentales.






























