La Popular Conference for Palestinians Abroad (PCPA) a vivement réagi aux sanctions imposées par les États-Unis. L’organisation rejette toute légitimité à la décision annoncée par le département du Trésor américain.

Dans une déclaration publique, la conférence affirme que les mesures prises ne reposent sur aucune procédure judiciaire. Elle souligne qu’aucune résolution internationale contraignante ne justifie cette désignation. Pour ses responsables, il s’agit d’un acte administratif unilatéral. Un choix qu’ils estiment motivé par des considérations politiques.

Une réponse ferme face aux accusations

La PCPA assure que ses activités restent légales et transparentes. Elle affirme respecter strictement les lois nationales des pays dans lesquels elle opère. Selon l’organisation, les sanctions ne remettent pas en cause la légitimité de son action. Elle dit continuer à œuvrer dans un cadre pacifique et fondé sur les droits humains.

La conférence dénonce par ailleurs une pression croissante sur les structures palestiniennes actives à l’étranger. Une pression qu’elle relie à l’augmentation du soutien international à la population de Gaza.

Mercredi, Washington a annoncé des sanctions visant plusieurs organisations palestiniennes actives dans la bande de Gaza. Les autorités américaines les accusent d’avoir soutenu, directement ou indirectement, le Hamas. Dans ce dispositif, la PCPA est citée comme structure de coordination. Les États-Unis l’accusent notamment d’avoir joué un rôle dans l’organisation de flottilles humanitaires à destination de Gaza.

Le Trésor américain qualifie l’organisation de façade. Il s’appuie sur des documents et des liens supposés avec des figures du Hamas pour étayer ses accusations. Le fondateur de la conférence, Zaher Birawi, figure également parmi les personnes sanctionnées.
Une décision que la PCPA considère comme infondée.

D’autres organisations également ciblées

Les sanctions concernent aussi six associations opérant sur le terrain à Gaza. Washington affirme que certaines auraient transféré des fonds ou mené des projets bénéficiant au Hamas.

Les organisations visées assurent, de leur côté, fournir une aide humanitaire. Elles évoquent des soins médicaux, un soutien aux amputés, ainsi que la distribution de nourriture et de médicaments.

Les mesures entraînent le gel de tous les avoirs concernés aux États-Unis. Elles interdisent également toute transaction avec des citoyens ou des entreprises américaines. L’accès au système bancaire américain est bloqué et les moyens de paiement internationaux deviennent inopérants.

Une lecture politique du contexte

Pour la PCPA, cette décision s’inscrit dans une ligne plus large. Elle accuse Washington de soutenir sans réserve la politique israélienne. L’organisation affirme que ces sanctions cherchent à restreindre l’action politique palestinienne à l’étranger. Elle assure toutefois que ces pressions ne modifieront pas son engagement. Selon ses dirigeants, la cause palestinienne reste au cœur de son action. Et aucune mesure coercitive ne saurait, selon eux, en altérer la légitimité.

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