Après plus de deux ans de fermeture et des mois de guerre , Israël rouvre le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Égypte, de manière limitée. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des pertes humaines importantes malgré le cessez-le-feu en vigueur.

Depuis octobre 2023, les autorités locales à Gaza recensent plus de 71 000 morts et plus de 171 000 blessés. Même après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, les frappes se sont poursuivies, causant plus de 500 morts et plus de 1 300 blessés supplémentaires depuis le 10 octobre, selon les chiffres communiqués par les autorités de l’enclave.

Dans ce contexte humanitaire critique, les médias israéliens ont rapporté dimanche une réouverture partielle du passage de Rafah. Le quotidien Yedioth Ahronoth évoque une opération pilote, lancée sans annonce officielle des autorités concernées.

Une reprise progressive des déplacements

Selon ces informations, les déplacements de personnes devraient débuter à partir de lundi. Environ 150 personnes quitteraient chaque jour la bande de Gaza, tandis qu’une cinquantaine seraient autorisées à y entrer quotidiennement.

Les autorités israéliennes imposent toutefois des règles strictes. Les Palestiniens ayant quitté Gaza pendant la guerre ne pourront y revenir qu’en passant par ce point de passage. Israël ne déploiera pas de soldats directement au terminal. Les autorités assureront la supervision du passage à distance, à l’aide de moyens de surveillance.

Une coordination étroite avec l’Égypte

Le dispositif repose en grande partie sur le rôle de l’Égypte. Le Caire transmettra chaque jour à Israël une liste des personnes appelées à franchir la frontière au cours des 24 heures suivantes. Selon le quotidien israélien, Israël autorisera également le départ d’un nombre limité de combattants palestiniens blessés. En principe, toute personne quittant Gaza pourra ensuite y retourner.

Le passage de Rafah représente un axe essentiel pour l’aide humanitaire. Israël en avait pris le contrôle en mai 2024, retardant sa réouverture prévue en octobre dans le cadre du cessez-le-feu, jusqu’à la libération du dernier captif israélien détenu à Gaza, intervenue cette semaine. À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été publiée par les autorités israéliennes, égyptiennes ou palestiniennes.

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