
Bruxelles : deux Palestiniens hospitalisés après une grève de la faim
Deux Palestiniens en grève de la faim à Bruxelles ont été hospitalisés.
Ils protestent depuis deux semaines pour demander l’évacuation de leurs familles bloquées à Gaza.
Les deux hommes se trouvaient dans l’église du Béguinage, dans le centre de Bruxelles. Leur état de santé s’est dégradé ces derniers jours.
Cinq Palestiniens en grève de la faim
Au total, cinq Palestiniens participent à cette grève de la faim.
Ils demandent au gouvernement belge d’aider leurs épouses et leurs enfants à quitter Gaza.
Selon les participants, leurs familles sont bloquées dans l’enclave depuis le début de la guerre.
Certaines d’entre elles ont pourtant obtenu des visas belges de regroupement familial l’année dernière.
Deux hommes transportés à l’hôpital
Le premier gréviste a été hospitalisé mercredi.
Un deuxième homme est ensuite tombé malade vendredi.
Les deux ont été transportés en ambulance vers l’hôpital Saint-Jean de Bruxelles.
Selon Ismaël Najar, lui-même participant à la grève, leur état de santé est actuellement instable. Le second homme souffre notamment de problèmes gastro-intestinaux.
Pour le moment, aucune date de retour à l’église n’a été annoncée.
Les familles restent bloquées à Gaza
Les grévistes veulent attirer l’attention sur la situation de leurs proches.
Ils affirment que leurs familles vivent toujours dans des conditions très difficiles à Gaza.
Ils évoquent notamment les bombardements, le manque de nourriture et les difficultés d’accès à l’éducation.
Les manifestants demandent donc au gouvernement belge d’évacuer au moins les enfants vers un lieu sûr.
Ils citent notamment l’Égypte ou la Jordanie comme destinations possibles.
Des visas belges déjà accordés
La situation est particulièrement sensible pour les familles concernées.
Selon les militants, plusieurs proches ont déjà obtenu des visas de regroupement familial auprès des autorités belges.
Cependant, ces documents ne permettent pas à eux seuls de quitter Gaza.
Les frontières restent difficiles d’accès et les opérations d’évacuation dépendent de plusieurs autorisations.
Les grévistes estiment donc que leurs familles restent dans une situation de grande vulnérabilité malgré l’obtention de ces visas.
Environ 1 500 personnes concernées selon les militants
Les organisateurs avancent un chiffre d’environ 1 500 Palestiniens titulaires d’un visa belge qui seraient toujours bloqués à Gaza.
Ce chiffre provient des militants et n’est pas présenté comme un bilan officiel belge.
Ils affirment que ces personnes ne peuvent pas quitter l’enclave en raison de la fermeture des points de passage et des difficultés liées aux évacuations.
Les grévistes refusent d’abandonner
Malgré la dégradation de leur état de santé, les participants ne souhaitent pas mettre fin à leur mouvement.
Ismaël Najar affirme que les grévistes sont très fatigués.
Ils estiment toutefois que cette action reste nécessaire pour attirer l’attention sur leurs familles.
La protestation se poursuit donc dans l’église du Béguinage, où les trois autres participants continuent leur grève de la faim.
Le gouvernement belge répond
La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a déclaré comprendre la situation des grévistes.
Elle a toutefois refusé de considérer la grève de la faim comme un moyen de contraindre le gouvernement à prendre une décision.
Selon elle, une telle action ne peut pas imposer une décision aux autorités.
Cette position ne satisfait pas les militants.
Ils demandent toujours une solution pour permettre aux familles de quitter Gaza.
Une mobilisation qui dure
Avant cette grève de la faim, les participants avaient déjà organisé d’autres actions.
Ils affirment avoir envoyé des lettres et lancé plusieurs appels aux autorités belges.
Des manifestations ont également été organisées pour attirer l’attention sur les familles palestiniennes séparées par la guerre.
Les grévistes considèrent donc leur action actuelle comme une nouvelle étape dans cette mobilisation.
Le sort des familles au centre du débat
À Bruxelles, la situation soulève désormais la question du regroupement familial pour les Palestiniens bloqués à Gaza.
Les grévistes demandent à la Belgique de trouver une solution pour leurs proches.
Pour eux, l’obtention d’un visa doit permettre aux familles de se retrouver.
De leur côté, les autorités belges maintiennent leur position sur les modalités d’évacuation.
En attendant, trois Palestiniens poursuivent leur grève de la faim à Bruxelles tandis que deux autres sont hospitalisés.






















