Affaire Adama Traoré - les juges veulent entendre deux témoins clefs

Les juges viennent de signifier à la famille d’Adama Traoré -décédé en 2016 dans la caserne de Persan (Val-d’Oise) près de deux heures après son interpellation par les gendarmes- qu’ils envisageaient d’entendre, début juillet, deux témoins du dossier. Une demande réclamée depuis trois ans par la partie civile et restée jusque-là lettre morte, comme celle d’une reconstitution des faits, révèle Le Parisien.

Les juges veulent entendre un homme et une femme

Parmi les deux témoins que les juges veulent entendre, l’homme de 38 ans chez qui le jeune homme s’était réfugié, quelques minutes avant son interpellation. Un homme qui avait été entendu une fois par les gendarmes, mais jamais par les juges. L’autre témoin que les juges veulent entendre est une femme qui, selon les déclarations d’un gendarme, a assisté à la tentative d’interpellation d’Adama Traoré dans la rue.

 

Interrogé par franceinfo, Maître Yassine Bouzrou, qui défend la famille d’Adama Traoré, a regretté le temps mis par la justice à interroger ces deux témoins: « Il est inadmissible, dit-il, d’avoir attendu des années pour obtenir les auditions de témoins aussi importants! ».

Un courrier envoyé au lendemain des manifestations

Ce courrier a été envoyé au lendemain de manifestations qui réclamaient justice pour Adama Traoré. Ces manifestations ont eu lieu le jour où était dévoilée une nouvelle expertise, réalisée à la demande de la famille d’Adama Traoré, mettant en cause les gendarmes dans la mort du jeune homme.

Ce rapport médical a été dévoilé quelques jours après une ultime expertise ordonnée par les juges d’instruction en charge de cette affaire sensible et qui mettait hors de cause les forces de l’ordre, attribuant la mort à un « oedème cardiogénique » lié à l’état de santé d’Adama Traoré.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) au terme d’une course-poursuite et après avoir échappé à une première interpellation un jour de canicule.

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