Harry Roselmack, fils de CRS, se joint aux manifestants contre les violences policières

Harry Roselmack, célèbre journaliste de TF1, a décidé de se joindre aux manifestants contre les violences policières à Paris. Fils de CRS, il a expliqué sa décision forte à travers un long message publié sur les réseaux sociaux. Plus précisément, c’est sur le compte Facebook de son film « Fracture » que le journaliste a dévoilé les raison de sa présence à la manifestation contre les violences policières. Et ce, malgré l’interdiction émise par la préfecture de police de Paris.

Tout d’abord, Harry Roselmack explique:

“En tant que citoyen, j’ai un respect de principe envers le travail des forces de l’ordre de mon pays. En tant que fils de CRS, j’ai un attachement affectif pour la police. »

“Exiger l’exemplarité dans les enquêtes et les condamnations dans les affaires impliquant des policiers ou des gendarmes, c’est faire honneur à la démocratie.”

Selon Harry Roselmack, les policiers doivent être « exemplaires »

Le journaliste indique ensuite :

“Un policier, un gendarme ne peut pas être un homme ou une femme lambda. Ils doivent être exemplaires : dévoués, courageux, probes, justes, dénués d’opinions personnelles ou de pulsions violentes dans l’exercice de leur métier.”

Ainsi, tout au long de son message, Harry Roselmack reconnaît les bavures policières et n’oublie pas de remettre en cause le système actuel de la police française.

“Il y a au sein des forces de l’ordre des hommes et des femmes qui ne sont pas à la hauteur de leur tâche. Ces personnes, quand elles commettent des infractions, doivent être jugées et condamnées. Pour une suspicion de délit ou un crime, la qualité de policier, de gendarme, devrait toujours être une circonstance aggravante qui expose le suspect à une sanction plus lourde que le commun des justiciables. Cela semble au contraire être une circonstance atténuante voire une immunité. C’est inadmissible.”

Et de s’interroger :

“Pourquoi sont-ce des policiers qui enquêtent sur les délits ou les crimes présumés commis par des policiers? Pourquoi ne sont-ce pas des officiers de l’IGGN (inspection générale de la gendarmerie nationale) qui enquêtent sur des affaires mettant en cause des policiers et des officiers de l’IGPN (inspection générale de la police nationale) qui enquêtent sur des affaires mettant en cause des gendarmes? Cela limiterait les risques de conflits d’intérêts.”

En conclusion de son message, Harry Roselmack appelle à la mise en place de réformes au sein du corps policier.

“Qu’est-ce qui est fait dans leur recrutement, leur formation, leur carrière pour s’assurer qu’un policier ou un gendarme ne cédera pas à une inclination raciste ou xénophobe? Exiger cela, c’est faire honneur aux forces de l’ordre, à la responsabilité qui est la leur.”

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