Le secteur aérien européen traverse une nouvelle période difficile. La flambée des prix du carburant, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, pèse fortement sur les compagnies.
Dans ses résultats trimestriels publiés mercredi, Lufthansa a indiqué s’attendre à une nette augmentation de ses dépenses liées au carburant en 2026.
La compagnie allemande estime que ces coûts supplémentaires pourraient atteindre 1,7 milliard d’euros. Malgré une couverture partielle de ses besoins en kérosène, elle fait face à la hausse des prix de l’énergie et aux perturbations du marché aérien mondial.
Pour limiter l’impact, le groupe prévoit d’augmenter ses recettes et de réduire certaines dépenses. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), les prix du kérosène ont bondi de plus de 100 % sur un an en mars.
En Europe, les tarifs atteignent désormais leur plus haut niveau depuis 2022. L’organisation estime que cette crise représente le choc le plus important pour l’aviation depuis la pandémie de COVID-19.
Face à cette situation, plusieurs compagnies ajustent déjà leurs tarifs. Air France-KLM prévoit d’ajouter une surtaxe pouvant atteindre 50 euros sur certains vols long-courriers.
EasyJet et Ryanair préviennent également que les prix pourraient continuer à grimper si les tensions persistent sur le marché du carburant.
D’après Allianz Trade, les billets internationaux ont déjà augmenté de 5 à 15 %.
Une étude récente souligne aussi la dépendance de l’Europe au kérosène importé. Le continent produit seulement la moitié du carburant nécessaire à son trafic aérien.
Cette situation fragilise davantage les compagnies en cas de rupture d’approvisionnement ou de nouvelles tensions géopolitiques.
Lufthansa envisage même des escales techniques sur certaines lignes vers l’Asie et l’Afrique pour éviter d’éventuels problèmes de ravitaillement.
































