
La justice tunisienne a condamné Noureddine Bhiri à 20 ans de prison. L’ancien ministre de la Justice est poursuivi dans une affaire liée à de faux documents administratifs.
Le tribunal a reconnu Noureddine Bhiri coupable dans une enquête portant sur l’attribution de documents tunisiens à des ressortissants étrangers.
L’affaire remonte à 2021 et concerne deux Syriens ayant obtenu des passeports et des documents de nationalité tunisienne. Les faits se seraient produits durant le mandat de Bhiri au ministère de la Justice.
Un ancien responsable sécuritaire a également écopé de 20 ans de prison dans ce dossier.
La justice tunisienne a aussi condamné six autres personnes. Certaines vivent actuellement hors du pays. Les peines prononcées vont de 11 à 30 ans de prison selon les cas.
Noureddine Bhiri fait déjà l’objet d’autres poursuites. Il apparaît notamment dans une affaire liée à des accusations de complot contre la sûreté de l’État.
Dans ce dossier, la justice l’a déjà condamné à 43 ans de prison. Il a aussi reçu une peine de dix ans dans une autre affaire liée à un message publié sur les réseaux sociaux, dont il conteste être l’auteur.
Des figures de l’opposition tunisienne estiment que ces procédures visent des adversaires politiques. Elles contestent les accusations retenues contre l’ancien dirigeant d’Ennahda.
Les autorités tunisiennes, de leur côté, défendent le travail de la justice dans ces différentes affaires.






























