États-Unis : Facebook supprime des milliers de comptes et pages liés à la mouvance d'extrême-droite QAnon

Facebook vient de supprimer des milliers de comptes, pages et groupes liés à la mouvance d’extrême-droite américaine QAnon, une mouvance qui ne cesse de prendre de l’ampleur aux États-Unis. Ainsi le réseau social a décidé de limiter la portée et l’influence de ce mouvement en supprimant définitivement des milliers de comptes.

Pour info, l’origine de la mouvance QAnon remonte à l’automne 2017, quelques mois après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Elle a démarré sur un sulfureux forum anonyme américain où des participants ont commencé à parler d’un complot qui viserait le président Trump. Certains d’entre eux prétendent même avoir accès à des informations classifiées prouvant l’existence de ce complot.

Selon les adeptes du mouvement QAnon, les États-Unis seraient sous la coupe d’une vaste organisation criminelle qui impliquerait aussi bien le couple Obama que Clinton, ou encore la famille Rothschild. Une vaste organisation qui tremperait, entre autres, dans le trafic sexuel d’enfants. Et, toujours selon eux, seul Donald Trump pourrait mettre un terme à ce complot et rendre le pouvoir au peuple.

QAnon, une mouvance qui prend de l’ampleur

Au-delà des théories de complot qui viserait le président américain, les membres de QAnon se reconnaissent dans les idées d’extrême-droite. Interrogé sur ce mouvement qui ne cesse de prendre de l’ampleur dans le pays, Trump a récemment affirmé ce mercredi 19 août lors d’une conférence de presse :

 « Je ne sais pas grand-chose sur eux. J’ai compris qu’ils m’aiment beaucoup, ce que j’apprécie. »

De son côté, le réseau social Facebook a expliqué dans un communiqué :

 « Nous avons vu croître des mouvements qui, même s’ils n’organisent pas directement de violences, célèbrent des actes violents, montrent qu’ils ont des armes et suggèrent qu’ils vont les utiliser, ou ont des fans susceptibles de comportements violents. »

Par ailleurs, Facebook tient à rappeler qu’il s’attaque aussi à des « groupes anarchistes qui encouragent la violence dans les manifestations » et à des milices basées au États-Unis. Des d’organisations qui « représentent des risques pour la sécurité publique ». Une façon de se dédouaner de tout soupçon d’arbitraire.

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