Une cargaison de 30 tonnes de riz envoyée fin décembre par le Croissant-Rouge des Émirats arabes unis est arrivée dans le nord de Sumatra, frappé par de graves inondations. À Medan, les pluies prolongées ont provoqué des déplacements massifs. Elles ont également perturbé l’accès à l’alimentation. Pourtant, l’aide humanitaire n’a pas été immédiatement distribuée aux populations sinistrées.

Les autorités locales ont d’abord rejeté le riz, pensant qu’il provenait directement de l’État émirati. Elles ont invoqué l’absence de cadre officiel pour l’aide étrangère. Cette décision, prise au nom de la souveraineté et des procédures administratives, a retardé l’assistance malgré l’urgence humanitaire. L’épisode illustre les rigidités institutionnelles de Jakarta face aux crises.

La situation s’est débloquée lorsque le gouvernement a confirmé que l’aide venait d’une ONG, et non d’un État. Le riz a alors été confié à Muhammadiyah, grande organisation islamique indonésienne. Cette dernière l’a rapidement distribué grâce à son réseau local. Cette coopération met en lumière le rôle clé de la société civile dans l’aide humanitaire entre l’Indonésie et le Moyen-Orient.

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