
Jérusalem : les écoles chrétiennes menacées
Les écoles chrétiennes de Jérusalem font face à une nouvelle crise.
Plus de 70 enseignants et membres du personnel venus de Cisjordanie ne peuvent pas rejoindre leurs établissements.
Les écoles ont donc suspendu les cours.
Cette situation menace le début de l’année scolaire 2026-2027.
Plus de 70 employés privés de permis
Les autorités israéliennes ont refusé ou n’ont pas renouvelé les permis d’entrée de nombreux enseignants.
Ces derniers vivent en Cisjordanie occupée.
Ils travaillent pourtant dans des écoles situées à Jérusalem-Est.
Sans ces permis, ils ne peuvent pas rejoindre leur lieu de travail.
Le problème concerne également plusieurs membres du personnel administratif et de soutien.
Les écoles suspendent les cours
Face à cette situation, les établissements chrétiens ont décidé de suspendre les cours.
La suspension a commencé le 1er septembre.
Elle intervient au moment où devait débuter la nouvelle année scolaire.
Les écoles souhaitent maintenir cette mesure jusqu’à la résolution du problème des permis.
Plus de 8 500 élèves sont concernés par cette situation.
Les Églises palestiniennes lancent un appel
Le Comité présidentiel supérieur palestinien pour les affaires des Églises a réagi.
Il appelle les Églises du monde entier à intervenir rapidement.
Le comité demande notamment le renouvellement des permis pour les enseignants concernés.
Il souhaite aussi permettre la réouverture des établissements.
Pour le comité, les élèves doivent pouvoir retrouver leurs salles de classe dans les meilleures conditions.
Le droit à l’éducation au centre des préoccupations
Les responsables palestiniens considèrent cette situation comme une atteinte au droit à l’éducation.
Ils demandent donc une action internationale.
Le Comité présidentiel estime également que les restrictions imposées aux enseignants s’inscrivent dans un contexte plus large.
Selon lui, plusieurs mesures affectent déjà le système éducatif palestinien à Jérusalem.
Une pression sur les écoles palestiniennes
Le comité dénonce notamment l’imposition du programme scolaire israélien dans certaines écoles palestiniennes.
Il évoque aussi une loi adoptée par la Knesset en janvier 2026.
Cette loi limite, selon le comité, l’emploi de diplômés issus d’établissements d’enseignement supérieur palestiniens.
Les responsables palestiniens estiment que ces mesures menacent l’identité culturelle et éducative de Jérusalem.
Ces accusations sont formulées par les autorités palestiniennes et le Comité des affaires des Églises.
Des écoles historiques à Jérusalem
Les écoles chrétiennes occupent une place ancienne dans la ville.
Elles accueillent depuis des générations des élèves palestiniens.
Ces élèves sont chrétiens mais aussi musulmans.
Le Comité présidentiel rappelle donc leur rôle dans la vie éducative et sociale de Jérusalem.
Il considère ces établissements comme une partie importante de la présence historique des Églises dans la ville.
Une rentrée scolaire fortement perturbée
La crise intervient au début d’une nouvelle année scolaire.
Les enseignants concernés ne peuvent pas rejoindre leurs établissements.
Les écoles doivent donc fonctionner avec une partie de leur personnel absente.
Cette situation complique l’organisation des cours.
Elle touche également les familles et les élèves qui attendent la reprise normale des activités scolaires.
Un appel à la communauté internationale
Le Comité présidentiel demande désormais aux Églises internationales d’utiliser leurs relations diplomatiques.
Il souhaite qu’elles interviennent auprès des autorités concernées.
L’objectif est d’obtenir rapidement le retour des enseignants.
Le comité demande également que les écoles puissent rouvrir et que les élèves retrouvent leurs classes.
Pour les responsables palestiniens, la priorité reste la protection du droit à l’éducation.
Une crise qui dépasse les écoles chrétiennes
Cette affaire intervient dans un contexte plus large de tensions autour de l’éducation à Jérusalem-Est.
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a lui aussi demandé une intervention internationale.
Il accuse les restrictions visant les enseignants de perturber le système éducatif palestinien.
Pour les autorités palestiniennes, la question dépasse donc le seul fonctionnement des écoles chrétiennes.
Elle concerne également l’accès des élèves palestiniens à l’éducation.
La rentrée 2026-2027 reste ainsi suspendue à une éventuelle résolution de la crise des permis.































