« La France est une partie de notre problème » - un homme politique algérien s’en prend à Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a accordé une interview au magazine Jeune Afrique, parue vendredi 20 novembre, dans laquelle il a fait le bilan de son activité en Afrique et a évoqué le cas de l’Algérie. Sur ce point précisément, il a fait part de sa volonté d’« aider » le président Tebboune « afin que la transition réussisse en Algérie ». Des déclarations qui ne sont pas du goût du président du RCD, Mohcine Belabbas, qui a tenu à répondre au locataire de l’Elysée.

 

Le chef de file du RCD, Rassemblement pour la culture et la démocratie, Mohcine Belabbas ne s’est pas gêné en ripostant au président français Emmanuel Macron, à propos de ses déclarations sur l’Algérie.

L’homme à la tête du parti démocrate s’irrite face à ce qu’il appelle des « leçons de démocratie et gouvernance ». Des leçons auxquelles s’exercerait Macron, selon lui. Les propos de Belabbas figurent sur son compte Facebook. Leur publication date d’hier 20 novembre. « S’adressant aux dirigeants africains, il se croit autorisé à distribuer des certificats de légitimité », écrit donc l’homme politique en faisant référence au président Macron.

« La France post coloniale est une partie de notre problème »

Le premier responsable du RCD s’insurge contre le fait que « dans le cas de l’Algérie, il (Macron) s’autorise à délivrer une attestation de confiance au chef de l’État. Il affirme être prêt à l’aider dans cette période qu’il qualifie de transition ». Le président du RCD considère que « ceci n’est pas une simple ingérence mais la révélation que la France est aux manettes d’une feuille de route pour notre pays ».

Il a signifié à Macron que « ce sont précisément les interventions répétées de la France officielle dans les choix souverains des pays africains qui posent problème ». Pour Mohcine Belabbas « la France post coloniale est une partie de notre problème en plus de faire partie d’un passé douloureux pour l’Algérie et l’Afrique ». Il déclare que « l’Algérie et l’Afrique ne peuvent se complaire dans un statut de subalterne au service d’intérêts néocoloniaux ».

L’appel aux dirigeants africains

Pour conclure, le président du RCD appelle « les dirigeants africains, notamment ceux élus par leur peuple, à cesser de prendre part au sommet de la France Afrique auquel ils sont convoqués comme de simples préfets pour y recevoir des orientations et des injonctions ».

L’opposant algérien leur dit que “les Africains peuvent s’offrir eux-mêmes l’avenir auquel ils aspirent ».

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