Le député M’jid El Guerrab passera en correctionnelle pour les « coups de casque » assénés à un opposant PS

Le parquet de Paris a requis mi-décembre le renvoi en correctionnelle du député ex-LREM M’jid El Guerrab, qui avait agressé de deux coups de casque de moto le responsable PS Boris Faure en 2017, a appris l’AFP lundi de sources concordantes.

Dans son réquisitoire définitif, le parquet de Paris a réclamé un procès contre M’jid El Guerrab pour violences avec arme par destination ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, un délit pour lequel il encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende.

Dans son réquisitoire, consulté par l’AFP, le parquet fait état de «divers témoignages (qui) s’accordent sur l’extrême violence des coups» portés par M’jid El Guerrab. La décision finale concernant la tenue d’un éventuel procès appartient désormais au juge d’instruction en charge de l’enquête.

Un contentieux né du départ de M’jid El Guerrab du PS

Les faits remontent au 30 août 2017, à Paris. Alors premier secrétaire PS de la Fédération des Français de l’étranger, Boris Faure avait été frappé à la tête de deux coups de casque de moto par celui qui était député LREM des Français de l’étranger à l’époque.

La violence des coups lui avait valu d’être opéré en urgence dans la nuit, son pronostic vital ayant été « engagé », selon une expertise médicale.

Cette agression découlait d’un contentieux né du départ du PS, fin 2016, de M’jid El Guerrab pour LREM. Pour sa défense, l’élu a plaidé la réponse « à une violence qui lui a été faite ». S’il « regrette amèrement » son geste et a « présenté ses excuses à monsieur Faure », il avait lui aussi porté plainte pour « violences volontaires sur une personne chargée d’une mission de service public et outrages ». En effet, le député a assuré que Boris Faure lui avait tordu le poignet et a dénoncé des « insultes » de sa part, ainsi que des « menaces de mort ».

Le responsable PS a d’ailleurs reconnu avoir souhaité la « mort politique » de son opposant. Face au tollé qu’avait provoqué cette affaire, M’jid El Guerrab avait fini par démissionner, sans abandonner son mandat parlementaire.

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