La Grande Mosquée de Lyon fait face à une vague de contestation. En cause : un forfait de 75 euros désormais exigé pour la prière funéraire (janaza). Cette décision, annoncée fin juin, continue de faire réagir plus de deux semaines plus tard.
Une décision dénoncée par l’UFCM
L’Union française des consommateurs musulmans (UFCM) a réagi le 12 juillet. Dans un communiqué, l’association exprime sa ferme opposition à cette tarification et rappelle que la prière funéraire constitue un devoir religieux. Selon elle, la mort reste un moment d’une profonde intensité spirituelle. Faire payer ce moment revient, pour l’UFCM, à ajouter une charge financière à des familles déjà éprouvées.
D’autres voix rejoignent cette contestation. Plusieurs responsables religieux et associations parlent d’une véritable marchandisation d’un acte cultuel. Ils rappellent aussi un principe simple : les mosquées vivent des dons des fidèles. Elles ne devraient donc pas, selon ces critiques, chercher à générer du profit sur des moments de deuil.
Le débat dépasse Lyon
Cette polémique ne reste pas isolée. Abdallah Zekri, recteur de la mosquée de la Paix à Nîmes et vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a lui aussi pris position. Sa réaction montre que le sujet touche à un débat plus large. Celui du financement des lieux de culte musulmans en France.
Et maintenant ?
Pour l’instant, la Grande Mosquée de Lyon n’a annoncé aucun changement. La mesure reste donc en vigueur. Affaire à suivre dans les prochaines semaines.
































