
Chaque année à Istanbul, au cœur du mois sacré du Ramadan, une tradition ancienne continue de rythmer les nuits de la ville : les tambours du sahur. Avant l’aube, des musiciens appelés davulcu parcourent les rues en jouant du tambour pour réveiller les habitants avant leur dernier repas avant le jeûne quotidien.
Vers 3 h 30 du matin, alors que la lumière commence à arriver, les battements rythmés des tambours résonnent dans les quartiers historiques. Ce rituel, né à l’époque ottomane, unit les communautés et perpétue un héritage culturel profondément ancré dans la vie urbaine.
Hakan Özbingöl, l’un de ces tambourinaires de longue date, se lève chaque matin depuis plus de 50 ans pour remplir ce rôle sacré. Il explique que sa mission n’est pas seulement de réveiller les fidèles, mais aussi de préserver une tradition transmise de génération en génération.
Selon les historiens, cette tradition trouve ses origines dans les mehter, les fanfares militaires ottomanes. Aujourd’hui, plusieurs milliers de tambourinaires sillonnent les rues d’Istanbul chaque Ramadan, apportant une ambiance unique et communautaire aux premières heures du jour.
Pour beaucoup, le son du tambour est plus qu’un simple réveil : c’est un symbole de la spiritualité du Ramadan et un rappel des valeurs partagées de communauté, de foi et de solidarité.





























