Taïwan et les États-Unis ont franchi une étape clé dans leurs négociations commerciales.
Mardi 13 janvier, les autorités de Taipei ont annoncé être parvenues à un « consensus général » avec Washington sur un futur accord de réduction des droits de douane.
Les discussions, entamées il y a plusieurs mois, entrent désormais dans leur phase finale.
Selon le Bureau taïwanais des négociations commerciales, les deux parties s’accordent sur l’essentiel et travaillent actuellement à la fixation d’un calendrier pour une réunion de conclusion. Selon les médias, une annonce officielle pourrait intervenir avant la fin du mois de janvier.
Une baisse de droits de douane au cœur des discussions
L’enjeu principal concerne les tarifs américains sur les exportations taïwanaises. Ces droits de douane, portés à 32 % au printemps par le président Donald Trump avant d’être abaissés à 20 %, pèsent lourdement sur les échanges bilatéraux.
Taïwan espère désormais obtenir un taux réduit à 15 %. Un niveau comparable à celui accordé récemment au Japon et à la Corée du Sud, après que ces pays ont accepté d’augmenter significativement leurs investissements aux États-Unis. L’objectif affiché par Taipei est clair : éviter l’accumulation de taxes et bénéficier d’un traitement préférentiel, notamment pour les produits stratégiques.
Les semi-conducteurs, levier central de l’accord
Impossible d’évoquer cet accord sans parler des semi-conducteurs. Taïwan est un acteur incontournable du secteur, qui constitue l’épine dorsale de l’économie numérique mondiale.
Au centre du jeu se trouve TSMC, premier fabricant mondial de puces électroniques.
Selon plusieurs médias américains, Washington souhaiterait que l’entreprise s’engage à construire plusieurs nouvelles usines en Arizona, en échange de l’allègement tarifaire.
TSMC a déjà promis jusqu’à 165 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis. Le groupe n’a toutefois pas confirmé de nouveaux projets, préférant rester discret sur l’évolution des négociations.
Des enjeux économiques et géopolitiques majeurs
Pour Washington, l’accord dépasse la simple question commerciale. Il s’agit aussi de sécuriser l’accès à des composants essentiels et de réduire la dépendance à la production asiatique.
La crainte d’un conflit ou d’un blocus autour de Taïwan, revendiquée par la Chine, alimente ces préoccupations. Une interruption de l’approvisionnement en puces aurait des conséquences considérables sur l’économie mondiale. Du côté taïwanais, le défi est tout aussi stratégique. Le gouvernement cherche à préserver son leadership technologique tout en renforçant son partenariat économique et politique avec les États-Unis.
Une conclusion attendue d’ici la fin du mois
Les grandes lignes de l’accord semblent désormais établies. Reste à régler les derniers détails techniques et politiques. Les autorités taïwanaises ont assuré qu’une fois l’accord finalisé, il serait présenté de manière transparente au Parlement et à l’opinion publique.
Dans un contexte international tendu, cet accord pourrait marquer un tournant durable dans les relations entre Taipei et Washington.































