L’annonce de la candidature de Sarah Fraincart aux élections municipales de 2026 à Troyes, sous l’étiquette de La France insoumise (LFI), a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Âgée de 26 ans, l’ancienne athlète olympique fait depuis l’objet de messages hostiles visant principalement sa double nationalité franco-marocaine et son parcours sportif.
Ces attaques sont apparues peu après la confirmation officielle de son investiture par LFI.
Plusieurs internautes remettent en cause sa légitimité politique, en s’appuyant sur son passé de sportive ayant concouru sous les couleurs du Maroc.
Un parcours sportif au cœur des critiques
Sarah Fraincart a représenté le Maroc en aviron lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021. Elle a participé à l’épreuve du skiff féminin, devenant à cette occasion la première rameuse marocaine à disputer les Jeux olympiques.
La candidate explique ce choix par une opportunité sportive qu’elle n’avait pas pu saisir avec l’équipe de France. Elle évoque également un partenariat avec la fédération française, qui lui a permis de poursuivre sa carrière au plus haut niveau. Sur les réseaux sociaux, certains internautes utilisent aujourd’hui cet épisode pour contester son engagement politique en France. Ces critiques alimentent une polémique centrée sur son identité et son parcours international.
La réaction de la candidate
Face à ces attaques, Sarah Fraincart a dénoncé la violence des propos tenus à son encontre. Elle affirme sa fierté pour son identité et son histoire, tout en indiquant qu’elle ne renoncera pas à sa candidature. La candidate rappelle que son engagement politique s’inscrit pleinement dans le cadre de la citoyenneté française. Elle assure vouloir poursuivre sa campagne malgré la pression et les critiques en ligne.
Un cadre légal et politique rappelé
En France, la loi autorise les citoyens binationaux à se présenter à toutes les élections, y compris municipales, sans restriction particulière.
Plusieurs responsables de La France insoumise ont rappelé ce cadre juridique et exprimé leur soutien à la candidate. Des députés, dont Bastien Lachaud et Danièle Obono, ont notamment pris position pour dénoncer les attaques dont elle fait l’objet.
Sarah Fraincart s’était déjà engagée en politique lors des élections législatives de 2022 dans la 2ᵉ circonscription de l’Aube. Elle avait alors obtenu près de 17 % des suffrages au premier tour. Pour les municipales de 2026, elle concentre désormais sa campagne sur les quartiers populaires de Troyes.
Elle critique une politique municipale qu’elle juge déséquilibrée, estimant que certaines zones restent à l’écart des priorités locales.































