Le président américain Donald Trump a appelé, vendredi, les dirigeants de grandes compagnies pétrolières internationales à investir rapidement au Venezuela. Lors d’une réunion à la Maison Blanche, il leur a promis une « sécurité totale » et les a encouragés à engager jusqu’à 100 milliards de dollars d’investissements privés afin de relancer la production pétrolière du pays.
Selon les déclarations rapportées par plusieurs médias internationaux, Donald Trump a assuré que les entreprises traiteraient directement avec l’administration américaine, et non avec les autorités vénézuéliennes. Il a précisé que ces investissements ne mobiliseraient pas de fonds publics, mais bénéficieraient d’une protection politique et sécuritaire assurée par Washington.
Un contexte politique inédit
Cette initiative intervient dans un contexte politique et sécuritaire profondément bouleversé. Les États-Unis ont récemment mené une intervention au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolás Maduro. Depuis, Washington affirme coopérer avec les autorités intérimaires à Caracas et explore la possibilité d’un rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays.
Dans les jours précédant la réunion, les forces américaines ont également saisi plusieurs tankers liés au pétrole vénézuélien. Selon l’administration américaine, ces actions visent à reprendre le contrôle de la production et des exportations pétrolières du pays.
Le pétrole, un enjeu stratégique
Le Venezuela détient les plus importantes réserves de pétrole prouvées au monde, selon l’OPEP. Toutefois, la production du pays reste inférieure à un million de barils par jour, en raison d’un manque d’investissements, de la dégradation des infrastructures et d’un cadre juridique jugé instable par les entreprises étrangères.
Des entreprises prudentes
La Maison Blanche a invité des dirigeants de 17 entreprises, dont Chevron, ExxonMobil, ConocoPhillips, ainsi que des groupes européens et internationaux comme Shell, Eni, Repsol et Trafigura.
Certaines compagnies ont toutefois exprimé leur prudence. Le PDG d’ExxonMobil a notamment déclaré que le Venezuela restait difficilement investissable sans garanties juridiques durables.
À ce stade, aucune entreprise n’a annoncé d’engagement financier ferme. Plusieurs observateurs indiquent que les compagnies attendent des contrats clairs et une stabilité politique avant de s’engager. L’administration américaine affirme travailler sur un cadre destiné à sécuriser les investissements et faciliter une reprise progressive des activités pétrolières.































