
Qui sont les personnes visées par les mandats ?
Les mandats, délivrés fin juillet 2025 mais rendus publics en février 2026, ciblent deux femmes franco-israéliennes :
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Nili Kupfer-Naouri : avocate et fondatrice du groupe Israel Is Forever,
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Rachel Touitou : porte-parole du collectif Tsav 9.
Elles sont accusées d’avoir participé à des actions de blocage de véhicules d’aide humanitaire à des points de passage comme Nitzana et Kerem Shalom, entre janvier et novembre 2024 ainsi qu’en mai 2025, compromettant ainsi l’entrée de vivres et de secours pour les civils de Gaza.
Nature des accusations : complicité de génocide
Selon les éléments de l’enquête ouverte en mai 2025, les deux femmes sont soupçonnées de complicité de génocide et de provocation directe au génocide. Les magistrats considèrent que leurs actions et certains propos publics ont contribué à empêcher ou retarder le ravitaillement des populations de Gaza, aggravant une crise humanitaire déjà sévère.
Contrairement à un mandat d’arrêt classique, un mandat d’amener permet aux juges d’instruction d’ordonner la comparution des intéressées devant un magistrat sans impliquer automatiquement leur détention provisoire.
Contexte de l’enquête à Paris
L’information judiciaire a été ouverte par un juge d’instruction parisien à la suite de plaintes déposées par plusieurs organisations de défense des droits humains, dont des groupes tels que Al-Haq et Al-Mezan. Ces plaintes affirment que les blocages d’aide humanitaire et certaines déclarations publiques ont déshumanisé les civils de Gaza et violé des normes pénales internationales.
Des experts juridiques soulignent que c’est l’une des premières fois qu’un pays qualifie le blocage de l’aide humanitaire comme possible complicité de génocide, marquant potentiellement un précédent juridique inédit.
Réactions et réactions des personnes visées
Nili Kupfer-Naouri a reconnu dans une interview qu’un mandat avait été émis contre elle, affirmant qu’elle ne comptait pas se rendre en France et qualifiant la procédure de politique ou de procès biaisé. D’autres membres de Tsav 9 seraient également sous enquête.
Selon certains médias, un éventail plus large d’individus pourrait être visé à l’avenir dans le cadre de la même enquête, ce qui suggère que la justice française examine un éventail plus large de comportements liés au blocage de l’aide humanitaire.
























