Des soldats israéliens tirent des grenades lacrymogènes lors d’une manifestation palestinienne contre la création d’une nouvelle implantation dans le village de Deir Abu Mishal, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée. [Mohammed Torokman/Reuters]

La pression internationale s’est renforcée cette semaine contre la politique israélienne en Cisjordanie occupée. Plusieurs pays occidentaux ont adopté des sanctions visant des réseaux liés aux violences commises par des résidents d’implantations. Par ailleurs, Amnesty International a dénoncé une politique destinée, selon elle, à accélérer l’annexion de certaines zones palestiniennes. Toutefois, malgré ces critiques, Israël a poursuivi plusieurs projets d’implantation.

Sanctions et nouveaux projets

Le 9 juin, la France a interdit l’entrée sur son territoire au ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, ainsi qu’à plusieurs responsables et membres de réseaux liés aux implantations. Le même jour, la France, le Royaume-Uni, le Canada, la Norvège, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont annoncé des sanctions contre des structures accusées de financer des violences contre des Palestiniens.

Selon l’organisation israélienne Peace Now, le gouvernement a parallèlement approuvé le financement de 69 implantations. Le montant est estimé à 388 millions de dollars.

Tensions persistantes sur le terrain

Des affrontements ont été signalés dans plusieurs localités de Cisjordanie autour de nouveaux avant-postes et de terres agricoles. Des organisations locales ont également fait état de démolitions de bâtiments et de dommages sur des infrastructures hydrauliques.

À Gaza, les opérations militaires se poursuivent malgré le cessez-le-feu. Le ministère de la Santé de Gaza affirme que le nombre de victimes continue d’augmenter. En outre, les organisations humanitaires alertent sur la dégradation des conditions de vie dans l’enclave.

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