« La peur de l’Islam est un devoir » plaide l’avocat de Mila, Richard Malka

L’avocat de la lycéenne Mila a accordé une interview au Figaro Magazine dans laquelle le «spécialiste des questions de liberté d’expression et de laïcité» dixit, donne son point de vue sur les religions dans la société française et particulièrement sur l’Islam :

«La peur de l’Islam, comme de toute autre religion, est un devoir»

« Les enjeux sont bien connus, ils sont clairs: le droit à la liberté d’expression et à la critique de la religion, ces polémiques nationales étant emblématiques d’un malaise français depuis les caricatures de Charlie en 2006. Mais pour moi, il y a peut-être un enjeu supérieur: l’absence de solidarité des politiques, des journalistes, des intellectuels et des élites de la société française sur des principes simples: on ne menace pas de mort une personne pour ses propos même quand celle-ci a mis en cause l’existence d’Allah ou de tout autre dieu. De telles menaces doivent être condamnées sans tergiverser, sans «oui mais», sans chercher des excuses aux auteurs des menaces et sans dériver sur d’autres débats. » déclare l’avocat au journaliste Alexandre DEVECCHIO.

Retour sur l’affaire de la lycéenne Mila

Dans sa vidéo, la jeune femme avait expliqué « détester la religion, le Coran », qu’elle estimait remplis de « haine »« On ne peut pas être raciste d’une religion. L’islam est une religion, j’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Votre religion c’est de la merde », avait-elle fait valoir.

Quelques jours après le début de la polémique, Mila, la jeune fille de 16 ans, s’est exprimée publiquement pour la première fois. Elle précise ne pas regretter ses propos et défend le droit au blasphème.

« Je ne regrette absolument pas mes propos, c’était vraiment ma pensée », a déclaré la jeune fille.

Désormais, sur les réseaux sociaux, deux camps s’affrontent. Ceux qui soutiennent la jeune femme, affirmant que le blasphème n’était pas illégal en France, avec le hashtag de soutien #JeSuisMila, et ceux qui condamnent les propos de la jeune femme à travers le hashtag contraire : #JeNeSuisPasMila. Des personnalités politiques hostiles à l’Islam, comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, ont apporté leur soutien à la jeune femme.

Le député et président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan, a exprimé sa colère : «Honte au Parquet qui met à égalité la victime et ses agresseurs ! Soutenons Mila face au Parquet qui vient d’ouvrir une enquête contre elle parce qu’elle a osé critiquer l’Islam

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