Petit à petit les musulmans marquent de leur empreinte les actions qu’ils accomplissent dans le but d’œuvrer au vivre-ensemble. Souvent sous-estimé, le dur labeur mené par nombre d’entre eux est occulté par les calomnies dont ils sont les tristes victimes.

[Ne manquez plus aucune info et rejoignez vite HBK sur Facebook en cliquant ICI ! ]

Il est donc rare d’assister à la consécration de l’un de nos coreligionnaires, mais aussi rare soit-il ce sacrement existe bel et bien.
Ce n’est malheureusement pas en France mais en Australie où le Dr Jamal Rifi a été élu « Père de l’année » l’année dernière. Un honneur totalement justifié pour cette figure emblématique de la communauté musulmane australienne qui a, depuis son départ du Liban son pays natal, accompli un travail inestimable pour le bien de la communauté mais aussi pour celui des citoyens australiens.

Face au démon de la criminalité et du terrorisme, le Dr Jamal Rifi s’est personnellement engagé contre la mafia libanaise, la barbarie de Daesh mais aussi contre les extrémistes de la droite australienne. Un engagement qui lui vaudra maintes menaces de mort mais qui n’ont à aucun moment entamé sa farouche détermination.
Afin de contrer la montée de la radicalisation, l’illustre médecin n’a pas ménagé ses efforts en créant des groupes de dialogues dont l’objectif est de renouer les liens entre musulmans et non musulmans.

« Malheureusement, certaines personnes vulnérables ont été sous l’influence de la propagande du soi-disant Etat islamique », a-t-il déploré tout en reconnaissant que:
« Fort heureusement, nous avons pu créer des groupes de dialogue au sein de notre communauté afin d’éclairer les esprits les plus impressionnables et en pleine confusion, et leur démontrer les mensonges, les inepties et la capacité de nuisance de cette idéologie du mal. »

Un parcours atypique qui lui vaut aujourd’hui la reconnaissance de ses pairs, le Centre Pasteur de Newton, un organisme de bienfaisance œuvrant pour les enfants:
« Ce titre ne pouvait que revenir au Dr Rifi, dont la générosité, l’investissement sans compter, depuis plus de vingt ans, dans le domaine de la jeunesse, de la famille, du développement communautaire, et du rapprochement entre musulmans et non musulmans sont remarquables », a déclaré la direction du Centre Pasteur.

Le prix lui a été remis lors d’une cérémonie organisée en son honneur par l’un de ses proches amis, le député travailliste Jihab Dib. Celui-ci n’a pas tari d’éloges à son égard:
« Jamal est un activiste communautaire qui est doté d’une vraie conscience sociale. C’est un véritable concentré de puissance au sein de la communauté. C’est un père pour tous les jeunes musulmans, et notamment ceux qui n’en ont pas, sa chaleur humaine, ses conseils avisés, sans jamais porter de jugement, sont très recherchés et font que l’on se confie facilement à lui ».

Un père idéal qui fait la fierté de ses enfants:
« Il a réalisé tellement de choses, mais vous savez, sa famille passe et passera toujours avant tout pour lui. Tout ce qu’il a fait a été pour la communauté, mais aussi pour nous éduquer et nous armer afin d’être capables d’affronter tous les obstacles de la vie », a conclu son fils aîné Faysal.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît tapez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici