Alors qu’elle demande une simple copie de son avis d’imposition au centre des impôts d’Armentières, son interlocuteur exige d’elle à ce qu’elle retire son foulard. Elle décide alors de porter plainte, nous informe la Voix du Nord.

Les faits se sont déroulés ce mardi, vers 11 h 14. Laura (nom d’emprunt) jeune musulmane convertie de 22 ans, se présente au guichet d’accueil du centre des impôts.
« Je venais pour une procédure de quitus (procédure d’importation d’un véhicule belge en France) et j’en ai profité pour demander une copie de mon avis d’imposition. » L’homme qui la reçoit lui demande ses papiers d’identité pour la copie d’avis d’imposition. « Je lui ai donné mon permis de conduire et c’est là qu’il m’a demandé, gentiment, de retirer mon voile ».

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« Sa demande m’a surprise, je lui ai demandé de répéter. Il m’a dit : c’est la loi, regardez les affiches. » Une vingtaine de personnes assistent à la scène. « Je me suis sentie humiliée, j’ai refusé et demandé à parler à un responsable. »

« Je ne cache pas mon visage, uniquement mes cheveux. » La responsable du centre lui propose alors d’accomplir ses démarches sur Internet, ce que Laura ne tolère pas.
« Le fond du problème ce n’était pas l’identité. Je connais la loi, c’est le voile intégral qui est interdit depuis 2011 (voir à la fin de l’article), j’ai été victime de discrimination. Les cheveux n’ont jamais été une preuve identitaire. »
Finalement, Laura a déposé plainte au commissariat d’Armentières pour « discrimination au nom de la religion dans un lieu public et refus d’une prestation de service public ». L’enquête est en cours. Les deux parties seront entendues, ce qui devrait permettre de déterminer « s’il s’agit d’une maladresse ou d’un acte de malveillance ».

« Je ne voulais pas de scandale, juste des excuses. Mais c’est allé trop loin. » ; « Je suis quelqu’un de forte, j’ai fait des études, mais ce n’est pas le cas de toutes les femmes. »

Laura quitte le centre des impôts en pleurs, et se sent profondément humiliée : « Pour nous, le voile c’est quelque chose de bien, une preuve d’amour qui préserve notre intimité. » Un foulard qu’elles se disent prêtes à retirer « si la loi nous y obligeait ou si on m’avait proposé d’aller dans une salle à part avec une femme ».

La loi du 11 octobre 2010 stipule que seul le visage ne doit pas être dissimulé dans les domaines réservés au public, ce qui n’est pas le cas ici, puisque Laura portait un simple voile. Un énième acharnement à l’encontre de la communauté musulmane ?

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