Confinement un voisin raciste dénonce à tort une famille africaine pour salon de coiffure clandestin - VIDEO

En Belgique, une famille d’origine africaine a relaté sur Facebook la mésaventure dont ils ont été victimes à leur domicile. Une dizaine d’agents de police sont venus frapper à leur porte car un voisin affirmait qu’un salon de coiffure clandestin était installé chez eux…

 

Le voisin avait en fait aperçu la fille de Didier Claes en train de tresser les cheveux de sa maman aux abords de la fenêtre ouverte de la maison. Il avait pris une photo et crié à Didier et sa famille qu’il allait appeler la police, explique le père de famille, rapporte le Média de Bruxelles.

 

Le père de famille précise le contexte:

“Il faisait très beau ce jour-là et ma compagne avait ouvert grand les fenêtres du premier étage, où elle se trouvait avec ma fille qui est d’ailleurs aussi domiciliée chez moi, et qui lui faisait donc des tresses. J’étais à l’arrière, je n’avais rien vu. C’est là qu’un homme se montre insistant et commence à prendre des photos. Ma compagne m’appelle pour me faire part de son attitude bizarre. Loin de moi l’idée d’imaginer quoi que ce soit, je pense que cette personne observe notre sapin, qui est assez imposant. À ce stade, je pense qu’il ne s’agit que d’un voyeur. Mais c’est là que ma femme me dit que l’homme lui fait des doigts d’honneur et a crié avoir appelé la police. Je finis donc par le rejoindre pour le suivre dans la rue, il répète avoir appelé la police et nous dit ‘Vous allez voir!’”

Didier Claes réalise aussi à quel point il a eu du mal à garder son calme, même s’il a obtempéré. “C’est dur de ne pas s’énerver. Justement lorsque l’on n’a rien fait. Il n’y a rien de plus surréaliste que de réaliser qu’il peut finalement vous arriver quelque chose en étant tranquillement chez soi et parfaitement en droit. Il suffit de peu de choses pour que cela dérape et qu’on perde son calme, quand nos libertés fondamentales sont attaquées. J’ai été tenté de poursuivre ce type. Et je comprends que des gens s’énervent lorsque la police les considère comme des truands alors qu’ils reçoivent, par exemple, leurs enfants (N.D.L.R. la fille de Didier Claes vit chez lui)”, résume le Bruxellois, qui souligne ne pas comprendre qu’on en arrive à des extrémités comme on l’a vu à Waterloo il y a quelques jours. 

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