« Provocation à la haine raciale » - prison avec sursis pour deux membres de Génération Identitaire2

Peine de deux mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende pour deux militants d’extrême-droite qui avaient participé à une opération anti-migrants dans les Pyrénées en janvier 2021. Parmi eux, la toulousaine Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole du groupe Génération Identitaire.

Deux membres de Génération identitaire ont été condamnés ce 9 septembre par la justice à deux mois de prison avec sursis et 3 000 euros d’amende. Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de ce mouvement d’opposition à l’immigration, et le militant Jérémie Piano ont ainsi été condamnés pour des vidéos diffusées en marge d’une opération anti-migrants menée en janvier 2021. La première l’a été pour «injures publiques» et le second pour «provocation à la haine raciale».

Dissolution

Le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire a été notifié de sa dissolution par le ministère de l’Intérieur. Une enquête préliminaire pour « provocation publique à la haine raciale » avait notamment été ouverte fin janvier après une opération anti-migrants dans les Pyrénées.

Le ministère de l’Intérieur, qui reproche à Génération Identitaire (GI) un “discours de haine assumé” et son organisation en “milice privée”, a engagé la procédure de dissolution du groupe d’extrême droite, réclamée de longue date par plusieurs associations et partis politiques.

Gérald Darmanin, qui avait évoqué le 26 janvier pour la première fois sa volonté d’obtenir cette dissolution, a annoncé samedi sur Twitter que la procédure était désormais “enclenchée”. Conformément à la loi, “cette organisation a désormais dix jours pour répondre au contradictoire”, a-t-il ajouté.

“Si le contradictoire n’apporte pas d’éléments nouveaux”, le décret de dissolution pourrait être présenté en Conseil des ministres dès le mercredi 24 février, précise-t-on dans l’entourage du ministre, précise le Huffington Post.

“Le document qui nous a été remis a été rédigé dans l’émotion. (…) On les sent fébriles”, a réagi auprès de l’AFP le président de GI, Clément Gandelin dit “Galant”. “Le gouvernement a envie de montrer qu’il n’est pas seulement contre les musulmans”, a-t-il ajouté, annonçant une manifestation de soutien à Paris samedi prochain.

En décembre, Génération identitaire et trois de ses cadres avaient été relaxés par la cour d’appel de Grenoble pour des précédentes opérations anti-migrants menées en 2018 dans les Alpes, à la frontière franco-italienne. En 2019, les dissolutions de plusieurs groupuscules d’ultradroite, dont Bastion social, Blood and Honour et Combat 18, ont été prononcées à la demande d’Emmanuel Macron, mais celle de Génération identitaire apparaissait plus difficile à matérialiser.

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