José Manuel Albares, ministre espagnol des Affaires étrangères.

L’Espagne a clairement affiché son opposition à toute intervention militaire unilatérale des États-Unis en Iran. Jeudi 15 janvier, le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a estimé qu’une telle action ne ferait qu’aggraver l’instabilité dans un pays déjà plongé dans une crise profonde. S’exprimant devant le Congrès des députés à Madrid, José Manuel Albares a souligné que « l’action extérieure unilatérale n’apportera pas la stabilité dont l’Iran a besoin à l’heure actuelle ».

Appel à la retenue et au respect des droits fondamentaux

Pour Madrid, la priorité est d’éviter une escalade incontrôlée. Le chef de la diplomatie espagnole a appelé les autorités iraniennes à respecter la liberté d’expression et le droit de manifester pacifiquement. Il a également insisté sur la nécessité de rétablir les canaux de communication avec l’extérieur.

« Il faut éviter des situations de chaos », a-t-il averti, dans un contexte marqué par des arrestations massives et une répression sévère des protestations. José Manuel Albares condmne sans ambiguïté l’usage de la peine de mort contre les manifestants. Il a qualifié la situation en Iran de « très compliquée » et assuré que Madrid suivait de près l’évolution des événements.

Mesures de précaution pour les ressortissants espagnols

Face à la dégradation du climat sécuritaire, l’Espagne a recommandé à ses ressortissants présents en Iran de quitter le pays tant que les moyens commerciaux restent accessibles.
Les autorités espagnoles ont également appelé ceux qui demeurent sur place à rester en contact étroit avec l’ambassade.

Selon le ministre, environ 140 ressortissants espagnols et membres du personnel diplomatique se trouvent actuellement en Iran. À ce stade, aucune évacuation n’est envisagée, mais la situation est suivie de près.

Venezuela : rejet de toute ingérence extérieure

Élargissant son propos, José Manuel Albares a également évoqué la situation au Venezuela.
Là encore, la position de Madrid est sans équivoque : « aucune solution ne peut être imposée de l’extérieur ». Selon lui, l’avenir du pays doit être décidé par les Vénézuéliens eux-mêmes, par des moyens pacifiques et démocratiques. Cette déclaration intervient alors que les tensions se sont récemment accrues après de nouvelles initiatives américaines dans le pays.

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