Plus d’un mois après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), disputée à Rabat au Maroc, la justice marocaine a rendu son verdict. Le procès était très attendu. Le tribunal a condamné dix-neuf supporters. Parmi eux, dix-huit Sénégalais et un ressortissant français. Les juges ont fixé des peines allant de trois mois à un an de prison. Ils étaient poursuivis pour leur implication dans les violences survenues lors du match entre le Maroc et le Sénégal.

À l’issue d’une audience de plus de cinq heures, le tribunal a retenu plusieurs chefs d’accusation, dont violences lors d’un événement sportif, dégradations d’installations et troubles à l’ordre public. Les condamnations s’accompagnent d’amendes financières variables selon les cas.

Des incidents déclenchés en fin de rencontre

Les troubles avaient éclaté en janvier, lors de la finale remportée 1-0 par le Sénégal. En cause : un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du match. Cette décision avait provoqué la colère d’une partie des supporters sénégalais présents dans les tribunes.

Des jets d’objets, des tentatives d’envahissement du terrain et des affrontements avec les forces de sécurité ont marqué la fin de la rencontre. Les joueurs sénégalais avaient brièvement quitté la pelouse pour protester contre l’arbitrage avant la reprise du jeu.

Une réclamation de peines plus lourdes

Le procureur avait requis jusqu’à deux ans d’emprisonnement, estimant que les accusés avaient intentionnellement perturbé le déroulement du match et commis des actes de violence diffusés en direct. Les dégâts matériels ont été évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars.

Finalement, onze prévenus ont été condamnés à un an de prison, quatre à six mois et quatre à trois mois. Les avocats ont annoncé leur intention de faire appel, dénonçant des sanctions jugées excessives.

La finale a également eu des conséquences au niveau institutionnel. La Confédération africaine de football (CAF) a infligé des amendes et des sanctions disciplinaires aux deux fédérations nationales. Le Maroc a indiqué vouloir contester ces décisions.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a pour sa part qualifié les scènes observées d’« inacceptables ». Malgré les tensions suscitées par la rencontre, les autorités des deux pays ont réaffirmé leur volonté de préserver des relations diplomatiques qualifiées de solides et historiques.

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