Invité à s’exprimer sur CNews au sujet de la traque médiatique contre le maire de Trappes, la journaliste Feïza Ben Mohamed a expliqué qu’Ali Rabeh était victime de la vindicte médiatique en raison de ses origines.

 

Menaces de mort

Le parquet de Versailles a annoncé ce samedi 13 février l’ouverture d’une enquête. Elle concerne des menaces de mort proférés à l’encontre d’Ali Rabeh, le maire de la ville de Trappes.

D’après les informations du parquet, l’enquête qui a été confiée à la police judiciaire des Yvelines fait suite à une alerte sur la plate-forme Pharos, qui permet de signaler des contenus suspects ou illicites. Le maire (Génération.s) de Trappes a par la suite confirmé qu’il bénéficiait désormais d’une protection policière, alors qu’il faisait déjà l’objet d’une surveillance depuis une semaine, précise CNews.

Déjà sous surveillance depuis une semaine, le maire Génération.s de Trappes a confirmé auprès de l’AFP bénéficier dorénavant d’une protection policière. Dans un message publié peu de temps auparavant, il avait interpellé Emmanuel Macron, le ministre de l’Intérieur et la présidente de la région Île-de-France pour déplorer leur manque de soutien à son égard.

Didier Lemaire bénéficie également depuis jeudi d’une « protection rapprochée » qui lui a été proposée par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Le parquet de Versailles a ouvert une enquête le mois dernier pour « menaces sur personne chargée de mission de service public », expliquant que « des inquiétudes vis-à-vis du professeur à l’encontre duquel des menaces auraient été proférées » leur avaient été signalées.

Le maire de Trappes dépose plainte

Didier Lemaire se trouve, depuis peu, sous protection policière pour ses prises de position médiatiques sur le supposé islamisme à Trappes. Le maire de la ville, Ali Rabeh estime lui avoir été diffamé par un homme qu’il considère comme « un militant politique à la crédibilité contestable, qui a une idéologie et qui n’est pas juste un professeur ». Ali Rabeh, qui bénéficie aussi d’une surveillance renforcée, lui reproche notamment de noircir le tableau de la présence d’un islam radical à Trappes. Par ailleurs, face aux menaces dont fait l’objet Didier Lemaire, le rectorat lui a proposé de changer d’établissement mais il a refusé.

« N’importe qui, dans ce pays, peut raconter ce qu’il veut, y compris des mensonges à la télévision, sans être inquiété. Je demande à ceux qui nous écoutent de respecter la parole de Didier Lemaire (…) Pour autant, chacun doit pouvoir dire sa vérité. Ce matin, sur CNews, il a dit un certains nombre de mensonges, un certain nombre de contre-vérités », a-t-il débuté, faisant son duplex face à un salon de coiffure dans lequel il est rentré pour montrer qu’hommes et femmes peuvent s’y rendre. « Raconter qu’à Trappes, il n’y a aucun coiffeur mixte, c’est factuellement faux ! Il y a quatre coiffeurs mixtes à Trappes », a-t-il précisé en indiquant que « les informations de Didier Lemaire sont grotesquement fausses ».

« Je vais porter plainte en diffamation. Monsieur Lemaire a indiqué que je l’avais qualifié d’être islamophobe et raciste. Il prétend que j’ai tenu ces propos à une chaîne néerlandaise qui a fait une interview de lui et de moi-même et que ces propos auraient été enregistrés. Je suis certain de ne pas avoir tenu ces propos, parce que tout simplement je ne le pense pas. J’ai interrogé cette chaîne néerlandaise, puisqu’ils disposent de cet enregistrement, de me faire savoir si ces propos ont été tenus. J’ai un communiqué qui indique que, pendant l’interview, je n’ai pas utilisé les mots islamophobes et racistes », a-t-il ajouté en précisant que le professeur l’a « diffamé et a fait un mensonge caractérisé qui sera facile à démontrer devant la justice ».

 

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