Incarcéré depuis un an, l’état de santé du millionnaire Rachid Nekkaz est alarmant

En détention provisoire depuis le 4 décembre 2019, le militant politique et activiste Rachid Nekkaz vient de raconter les détentions à la prison de Koléa où le journaliste Khaled Drareni est incarcéré, après avoir été condamné en appel le 15 septembre dernier à deux ans de prison. 

 

Dans une lettre ouverte au ministre de la Justice Belkacem Zeghmati publiée sur sa page Facebook, l’ex-candidat aux élections présidentielles avortées d’avril 2019, dénonce la nourriture servie aux prisonniers du centre pénitentiaire de Koléa depuis trois mois.

« Depuis trois mois, nous ne mangeons plus de viande, ni de poulet, ni de dessert, ni de fruits de saison, ni de yaourt à la prison de Koléa », affirme Rachid Nekkaz dans son message à Zeghmati, précisant qu’à « titre d’exemple, lors de ces neuf derniers jours, nous avons « savouré » quatre fois des lentilles et à quatre reprises des haricots comme en temps de guerre ».

« Les 4000 détenus se plaignent de l’alimentation en milieu carcéral surtout depuis l’interdiction en mars 2020 de la nourriture venant des familles à cause du virus Covid-19 », dénonce le détenu sous mandat de dépôt, ajoutant que « les équipements dentaires sont fortement endommagés ».

« J’ai vécu en direct un dégât des eaux en plein soins à cause de leurs caractères défectueux et j’ai même eu à souffrir d’une dent en bonne santé qui s’est totalement cassée », raconte encore Rachid Nekkaz.

« Cette situation ne peut plus durer dans cette ALGÉRIE NOUVELLE que vous représentez », estime Rachid Nekkaz, allusion au projet cher au président Abdelmadjid Tebboune de rompre avec les pratiques de son prédécesseur Abdelaziz Bouteflika et de réformer le pays.

« Je vous propose donc en urgence mon aide financière afin que tous les détenus de la prison de Koléa puissent manger deux fois par semaine de la viande ou du poulet et un dessert par jour comme en France en 1962 », suggère-t-il.

« Il y a moins de 60 ans, le FLN avait réclamé pour les 19 000 prisonniers politiques ce minimum nutritionnel », rappelle-t-il, qualifiant la situation actuelle de « scandale alimentaire ».

Face à Nadine Morano

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