Le sort semble décidément s’acharner sur le candidat à l’élection présidentielle, François Fillon. Conspué par ses pairs, l’ancien premier ministre s’accroche pourtant désespérément à l’espoir d’être élu Président de la République, bien décidé à boire le calice jusqu’à la lie, Fillon multiplie les apparitions tout en criant au complot.

Encouragé par les dizaines de milliers de fans inconditionnels, il se sent pousser des ailes et croit encore en sa bonne étoile, même si pour le moment elle lui fait quelque peu défaut.
Invité du JT de France 2 dimanche 5 mars quelques heures seulement après avoir été ovationné par près de 40.000 personnes, François Fillon est déterminé à battre le fer tant qu’il est chaud.
Il explique notamment qu’il est tout à fait conscient de l’isolement dans lequel il se trouve, il va alors utiliser un argument qui va lui attirer les foudres des associations et des téléspectateurs.
« Je ne suis pas autiste, je vois bien les difficultés », explique-t-il maladroitement ne se rendant pas compte qu’il vient de plomber un peu plus son avenir déjà si incertain, puis d’ajouter : « Il faut que je rassemble ma famille, c’est là évidemment que je vous dis que je ne suis pas autiste ». Avant de conclure par : « Je ne suis pas du tout enfermé, je ne suis pas du tout autiste » pour ceux qui n’auraient pas encore compris.

Bien évidemment, les réactions ne se sont pas fait attendre, la présidente de l’association SOS Autisme France, Olivia Cattan est la première à monter au créneau pour exiger des excuses et une rencontre rapide. Elle a saisi dès lundi matin le Conseil supérieur de l’audiovisuel estimant que « De tels propos dans un JT du service public ne sont pas tolérables », ajoutant: « Nous ne sommes pas des censeurs, mais ce genre de propos met à mal le travail de sensibilisation et de prévention que nous faisons au quotidien ».
Outrée par les déclarations de l’ancien premier ministre, Olivia Cattan a confié à LCI qu’« Une nouvelle fois, les familles et les personnes autistes s’indignent en écoutant le JT sur le service public. Celui qui cite Rousseau dans son discours n’a-t-il pas trouvé un autre mot dans la langue française pour se défendre ! ».

Parallèlement à cela, les politiques ne se sont pas génés pour en rajouter une couche, Ségolène Neuville, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées dénonce des propos considérés comme une « faute lourde », pendant que Michel Pouzol le porte-parole de Benoît Hamon nous rappelait qu’être autiste « est une maladie, par un défaut ».
Bref, François Fillon a perdu une occasion de se taire, surtout qu’en 2012 alors qu’il était premier ministre, il souhaitait en parlant de l’autisme « sensibiliser les Français à la nécessité de lutter contre les préjugés qui l’entourent encore trop souvent ».

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