Belfort Marlène Schiappa défend Gérald Darmanin sur la fake news du musulman agressé pour avoir fêté Noël

Invitée sur le plateau de franceinfo, Marlène Schiappa a apporté son soutien au ministre de l’Intérieur qui s’était indigné qu’un jeune musulman se fasse agresser pour avoir fêté Noël. Le procureur de Belfort avait réagi à cette récupération médiatique et politique affirmant que cette version était « inexacte et susceptible d’engendrer un trouble à l’ordre public ».

 

Rappel des faits

Un jeune homme a déposé plainte, expliquant avoir été frappé par plusieurs personnes après avoir posté un cliché de son repas de Noël sur Snapchat. L’affaire a pris de l’ampleur, Gérald Darmanin a même repris un article de presse en criant au « séparatisme ». Agacé, le procureur de Belfort a publié une longue mise au point.

 

L’enquête devra déterminer les circonstances précises de la rixe. A ce stade, il n’est « nullement établi qu’aurait été expressément reproché à une personne de confession musulmane de célébrer la fête chrétienne de Noël », a indiqué le procureur.

Selon les premiers éléments connus, le jeune homme, qui serait de confession musulmane, a publié une photo de son repas de Noël – huîtres, crevettes – sur Snapchat le 25 décembre. Une de ses connaissances, âgée de 18 ans, lui a alors demandé s’il fêtait Noël, «sans allusion à une éventuelle pratique religieuse», précise le parquet de Belfort, indique Le Figaro.

La conversation a ensuite dégénéré. «Je vais te n***** ta mère la p*** sale blanc de merde. Jvais te montrer c’est quoi un vrai rebeu ptite s*****», a écrit le jeune de 18 ans. «Jcroi ta oublier chui ki. Mais on va voir en face si t’assume tes paroles la comme un homme», a répondu le fils de la policière. «Mais tu crois t’es qui petit fdp (…) t’es qui (…) jvais ntm la p*** tu verras», a alors repris le premier.

Un rendez-vous a été fixé. Le jeune homme de 20 ans s’y est présenté avec deux ou trois amis; celui de 18 ans, avec trois autres personnes, dont deux frères. Le règlement de compte à alors éclaté.

 

Le parquet n’avait pas souhaité communiquer sur ce fait divers et sur le volet judiciaire de l’enquête en cours. Eric Plantier, le Procureur estime aujourd’hui que les faits relatés dans la presse contiennent des informations parcellaires ou inexactes susceptibles d’engendrer un trouble à l’ordre public au regard de leur particulière médiatisation et des réactions exacerbées qui en sont la conséquence, y compris de la part de personnalités politiques et organisations syndicales.”

 

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