
Selon l’agence Anadolu, Israël a libéré ce dimanche sept prisonniers palestiniens et les a transférés dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont conduit les détenus vers l’hôpital des Martyrs d’Al-Aqsa, à Deir al-Balah, dans le centre de l’enclave. L’opération a été encadré par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ses équipes ont escorté les prisonniers à travers le point de passage de Kerem Abu Salem, au sud de Gaza.
Une fois entrés dans l’enclave, les détenus ont rejoint Deir al-Balah. À leur arrivée, le personnel médical les a pris en charge pour des examens et des soins.
Un contexte humanitaire toujours fragile
Cette libération intervient alors que la situation humanitaire à Gaza reste très tendue.
Les hôpitaux signalent régulièrement des pénuries et une surcharge de patients.
Selon des données palestiniennes, plus de 9 300 Palestiniens se trouvent actuellement dans les prisons israéliennes. Parmi eux, au moins 3 385 sont détenus sans inculpation ni procès, dans le cadre de la détention administrative.
Depuis le début de la guerre, des organisations de défense des droits humains affirment qu’Israël a renforcé les mesures à l’encontre des détenus palestiniens. Elles évoquent notamment des cas de privation de nourriture, de mauvais traitements et de refus de soins médicaux.
Un cessez-le-feu sous pression
Un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est entré en vigueur le 10 octobre 2025. Il prévoit l’arrêt des hostilités ainsi qu’une entrée limitée de l’aide humanitaire à Gaza. Dans le même temps, l’accord encadre un échange de captifs. Israël doit libérer des prisonniers palestiniens en contrepartie de la remise de captifs israéliens. Les autorités de Gaza affirment toutefois qu’Israël a violé le cessez-le-feu à plus de 1 200 reprises, provoquant morts, blessés et arrestations depuis son entrée en vigueur.


































