
La justice italienne a ouvert une enquête visant Itamar Ben-Gvir dans le dossier de la flottille Global Sumud. Le ministre israélien de la Sécurité nationale est notamment mis en cause pour des propos tenus après l’interception du convoi en route vers Gaza.
Selon l’agence ANSA, les procureurs de Rome examinent déjà les conditions dans lesquelles plusieurs militants, dont des Italiens, ont été arrêtés puis détenus par Israël.
Une vidéo au centre du dossier
L’enquête s’intéresse aux images tournées en mai au port d’Ashdod. Elles montraient des militants agenouillés, les mains attachées derrière le dos, après leur arrestation par les autorités israéliennes.
Ben-Gvir avait alors été filmé en train de se moquer des participants. Ces séquences ont renforcé les critiques autour du traitement réservé aux militants de la flottille.
Les procureurs italiens enquêtent aussi sur des accusations de détention illégale et de torture, selon ANSA.
La flottille voulait rejoindre Gaza
La mission Global Sumud avait quitté plusieurs ports de Sicile en avril. Elle rassemblait des militants, des élus et des figures de la solidarité venus d’Italie et d’autres pays européens.
Le convoi voulait contester le blocus imposé à Gaza. Les forces israéliennes l’ont finalement intercepté avant son arrivée dans le territoire palestinien.
L’affaire a aussi conduit des avocats à demander à la Cour pénale internationale d’élargir son enquête sur la Palestine.
Ben-Gvir rejette les accusations
Après l’annonce de l’enquête, Itamar Ben-Gvir a vivement critiqué les autorités italiennes. Il a accusé les militants de mentir et de soutenir le terrorisme.
Le ministre israélien a aussi affirmé qu’il ne se laisserait pas intimider par cette procédure. Il a assuré vouloir continuer à soutenir les forces israéliennes.





























