
L’Iran a affirmé lundi que les récentes frappes israéliennes contre son territoire avaient été menées en coordination avec les États-Unis. Téhéran estime que Washington porte une part de responsabilité dans l’escalade actuelle des tensions au Moyen-Orient.
Ces accusations interviennent alors que les affrontements indirects entre l’Iran et Israël continuent d’alimenter les inquiétudes dans la région.
Deux versions opposées
Lors d’un point de presse, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré que les opérations israéliennes avaient été « pleinement coordonnées » avec le commandement militaire américain au Moyen-Orient.
Selon lui, les conséquences de cette montée des tensions concerneront également les États-Unis.
De son côté, un responsable militaire israélien cité par la radio de l’armée a assuré que les frappes menées jusqu’à présent relevaient exclusivement d’Israël. Il a toutefois indiqué que les États-Unis avaient participé à l’interception de certains missiles iraniens.
Le cessez-le-feu au Liban au cœur des tensions
L’escalade s’est accentuée après des frappes israéliennes sur Beyrouth malgré le cessez-le-feu en vigueur au Liban. En réaction, l’Iran a lancé des missiles vers le nord d’Israël, entraînant de nouvelles frappes israéliennes sur le territoire iranien.
Téhéran considère que Washington porte également une responsabilité dans la violation du cessez-le-feu libanais.
Selon Esmaeil Baqaei, Israël ne cherche pas à favoriser une solution diplomatique dans la région.
Des négociations toujours bloquées
Le porte-parole iranien a également évoqué la visite à Téhéran du ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi. Selon lui, cette mission visait à relancer les discussions indirectes entre l’Iran et les États-Unis.
Il a aussi réaffirmé que la question des avoirs iraniens gelés restait un élément important des négociations.
Un cessez-le-feu obtenu grâce à une médiation pakistanaise est entré en vigueur le 8 avril. Toutefois, les discussions ont ensuite ralenti en raison de désaccords sur son application.





























