De nouvelles révélations viennent étoffer l’enquête concernant la mort d’Adama Traoré.
Depuis le 19 juillet dernier, la famille d’Adama Traoré vit dans l’attente de réponses claires pour comprendre l’énigme de sa mort.
Le jeune homme menotté par les gendarmes de Persan (Val d’Oise) meurt peu de temps après son arrestation.
Les conditions de sa mort se précisent dans le cadre des auditions menées par l’IGGN (Inspection générale de la gendarmerie nationale).

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Le récit du premier secouriste intervenu révèle l’absence de réaction de la part des gendarmes lors du malaise d’Adama Traoré.
Le récit du sergent chef des pompiers est plutôt accusateur à l’égard de la gendarmerie: « Un gendarme m’a indiqué que la victime simulait et que c’était quelqu’un de violent ».
Ces révélations confirment la thèse selon laquelle le plaquage ventral exercé par les gendarmes aurait causé la mort du jeune homme âgé de 26 ans.
De plus, le secouriste interrogé a formellement identifié le gendarme qui aurait dit la même chose: Adama Traoré « simule » un malaise.

Le secouriste conclut en décrivant la réaction des autorités après la mort d’Adama Traoré: « Les gendarmes, avant de prévenir la famille, ont dit qu’ils devaient prévenir du renfort car ça allait partir en cacahuètes ».

Le plaquage ventral est une méthode policière très controversée par plusieurs associations de défense des droits de l’homme. Cette pratique d’immobilisation interdite dans plusieurs pays mais autorisée en France peut provoquer une asphyxie dite positionnelle.
Menotté au sol dans la cour de la gendarmerie de Persan, Adama Traoré avait dit aux trois gendarmes que sa respiration était entravé par son maintien musclé.
Un des pompiers sur les lieux ajoute: « Quand j’arrive sur la victime, il y a du monde autour mais personne ne s’en occupe. La victime se trouvait sur le ventre, face contre terre ». Il relève qu’il s’inquiète tout de suite de l’état du jeune homme, lequel n’a «pas de ventilation et pas de pouls».

Enfin, Mariannick Le Gueut, professeure de médecine légale à l’université de Rennes-I s’était prononcée sur le sujet de cette manière: « Un syndrome asphyxique peut effectivement être provoqué par une compression trop forte du thorax, laquelle empêche de bien respirer. Mais dans ce cas, ça m’étonnerait qu’il n’y ait pas de fractures de côtes ».
Les autopsies d’Adama Traoré font bien état d’une « fracture de l’arc antérieur de la cinquième côte droite ».
Les conclusions des deux autopsies d’Adama Traoré faisant mention d’un « syndrome asphyxique » comme cause de la mort et les nouvelles révélations du secouriste amène à confirmer l’implication des gendarmes dans la mort du jeune homme.

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