« De plus en plus de musulmans pourraient quitter l’Islam » affirme un sociologue

Le sociologue Houssame Bentabet a consacré une thèse aux ex-musulmans en France. Intitulée Abandon de l’islam, de l’irréligiosité au reniement de la foi chez les musulmans de France, celle-ci a récemment été publiée chez L’Harmattan.

Dans un entretien accordé au Middle East Eye, Houssame Bentabet partage l’analyse de son enquête sociologique qui étudie ces personnes qui quittent l’islam pour différentes raisons.

D’après le sociologue « Certains ont grandi dans des milieux religieux et semblent avoir connu en profondeur l’islam qu’ils ont quitté. D’autres ont quitté l’islam sans avoir jamais pratiqué, sans avoir lu le Coran une seule fois et sans même connaître la différence entre Coran et sunna [les lois islamiques déduites des actes et paroles du prophète Mohammed].

Je distingue donc deux groupes principaux. Le premier groupe concerne des personnes qui quittent l’islam après avoir entamé une recherche sur celui-ci. Le « pourquoi » de l’abandon du croire chez ce premier groupe est le contenu de l’offre religieuse. Les sujets s’adonnent généralement, avant de quitter l’islam, à une recherche profonde sur leur religion pour tenter de répondre à ce qui leur semble être des contradictions.

Les sujets appartenant à ce groupe, à la suite d’un sentiment de contradiction face à une question liée à l’islam – lequel sentiment induit une dissonance cognitive – vont entamer une recherche profonde sur l’islam, un islam qu’ils connaissent.

Le processus d’abandon de l’islam est alors déclenché (six ans en moyenne dans mon panel). Ils finiront par abandonner l’islam et adopter une croyance d’accueil, sous la forme d’un reniement de la notion de Dieu (par exemple l’athéisme, l’agnosticisme) ou sous la forme d’une conversion à une autre religion.

Le sentiment de contradiction est déclenché en général par un élément extérieur : par exemple, une lecture ou une rencontre avec une personne d’une autre religion ou conviction.

Le second groupe des ex-musulmans concerne des sujets qui quittent un islam qu’ils ne connaissent pas forcément. Ici, les sujets suivent presque le même processus, mais avec des éléments déclencheurs différents.

Nous pouvons résumer ces éléments en trois grands traits : d’abord, une volonté de se libérer d’un poids culturel. Ici, c’est le dogme culturel qui peut déclencher une distance vis-à-vis de l’ensemble du corpus religieux (…) »

5 Commentaires

  1. C’est ça, prends nous pour des couillons avec tes annonces d’aubaine auxquelles même le roi du Maroc ne croit pas; un musulman ne peut quitter l’islam. Mais je pense que tu rends un service électoral à macrotte, car il y a bien qqs crédules qui vont y croire.
    Pauvre type

    • C’est toi le pauvre type, moi et des milliers d’ex-musulmans qu’on s’est retrouvés dans des groupes FB, nous avons quitté l’islam après avoir constaté au début des catastrophes dans les hadiths du prophète et les exégèses du cran, et après de longues recherches approfondies, nous avons eu la certitude que le pire qui s’est arrivé aux musulmans durant leur longue histoire s’est d’être musulmans. Juste lisez, et vous allez voir.

  2. Ca ne coute pas cher de critiquer l’islam de nos jours. Je dirai meme que ca paye bien !
    En periode de crise, la solution est toujours la meme, taper sur l islam et les musulmans.

    Aux musulmans qui doutent je dit que les épreuves renforcent la foi. L époque est difficile mais les réponses sont là pour ceux qui cherchent vraiment. Qu’ Allah nous guide.

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