Essonne : un boulanger tunisien à la tête d'un réseau de mariages blancs avec des françaises

Depuis ce mardi à Evry, huit personnes sont jugées pour avoir organisé plusieurs mariages blancs entre des étrangers et des françaises afin d’obtenir un titre de séjour. Et c’est un boulanger âgé de 37 ans qui aurait été à la tête de ce réseau.

En tout, ce sont quatre mariages blancs qui ont été organisés avec des épouses françaises. Sur le banc des prévenus, Mohamed, Khaled, Ali et Noureddine, quatre ressortissants tunisiens âgés de 30 à 40 ans, qui se sont mariés afin d’obtenir des papiers.

Quant au cerveau de ce réseau, il s’agit d’Abdessalem, 37 ans, gérant d’une boulangerie de la ville de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne. Il est également poursuivi pour travail dissimulé, emploi d’étrangers en situation irrégulière. Pour ces faits, le boulanger risque deux ans d’emprisonnement dont un an ferme.

C’est en 2017 que la police aux frontières (PAF) de Chambéry en Savoie démarre une première enquête. En effet, une habitante venue à la police pour renouveler sa carte d’identité apprend avec stupéfaction qu’elle est mariée depuis quelques mois à un certain Khaled.

Le boulanger nie en bloc

En fait, c’est sa sœur, vendeuse dans la boulangerie d’Abdessalem, qui a contracté ce mariage avec le jeune tunisien avec l’identité de la jeune femme. Cette employée du boulanger s’est elle aussi mariée avec un autre tunisien, Noureddine. Elle explique d’ailleurs :

« J’ai touché 4 000 euros pour ce mariage. Abdessalem en est l’organisateur. »

Et la présidente du tribunal d’expliquer au sujet de la sœur mariée sans le savoir :

« Elle s’est désistée au dernier moment et Stéphanie qui était au départ témoin s’est fait passer pour sa sœur. »

L’employée du boulanger n’était pas présente lors du premier jour d’audience.

De son côté, le boulanger Adessalem nie les accusations selon lesquelles il serait à la tête d’un réseau. Il a expliqué :

 « J’étais juste là pour aider. Qu’est-ce que ça m’aurait apporté de favoriser ces faux mariages ? »

Et la procureure de répondre :

« Tout simplement de régulariser les salariés qui travaillaient dans votre boulangerie à un rythme effréné et que vous logiez dans des conditions indignes. »

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