Pour contrer la famine dans la banlieue de Damas, des chefs religieux ont prononcé une fatwa autorisant la population locale à manger du chien, du chat ou de l’âne.

La situation est telle que la nourriture devient de plus en plus rare et le peuple syrien se meurt de faim dans les régions les plus touchées par les combats entre les rebelles et l’armée.

« Nous avons lancé une fatwa (un jugement) autorisant les gens à manger de la viande de chat et de chien, non pas parce que c’est halal (permis), mais parce que c’est la réalité qui nous l’impose »

« Les gens n’ont rien à donner à manger à leurs enfants et je garde ainsi de la nourriture pour les autres », a confié le cheikh Saleh al-Khatib, qui n’a plus mangé depuis dix jours !

La faim touche plus violemment les enfants, moins armés pour combattre le manque de nourriture au quotidien. En cette période de fête, le grand festin en famille se révèle être un rêve très lointain.

« Bien sûr qu’ici, les enfants ne fêtent pas l’Aïd », lance un militant se faisant appeler Abou Malek, à Mouadamiyat al-Cham. « Pour eux, ce sera fête quand ils auront devant eux un plat de riz ou de “boulghour”

« Nous n’avons plus de provisions. Tout le monde plante des graines dans les jardins ou en bord de route » mais la récolte s’avère dangereuse, des personnes ayant été tuées dans leur jardin par les obus.

Les enfants ont besoin d’une bonne alimentation pour tenir le coup tandis que les adultes peuvent survivre avec tout et n’importe quoi. Cette fatwa sera certainement contestée mais elle risque de sauver un nombre important de vies en Syrie.

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