La liberté d’expression oui ! Mais …
Nous avons assisté ces dernières années à l’hypocrisie de la clique politicienne qui a encensé la fameuse liberté d’expression lorsque celle-ci s’acharnait contre l’Islam et les musulmans.
Les «Je suis Charlie» étaient bien nombreux à crier leur colère au lendemain des attentats contre le journal satirique, mais depuis, renaît de ses cendres celui-ci plus hargneux que jamais s’en donne à cœur joie.

Des couvertures racoleuses plus odieuses les unes que les autres comme si son passé de victime lui octroyait le droit aux pires horreurs.
A peine remis de ses émotions après la dernière Une illustrant les attentats survenus en Espagne et les nombreuses critiques qui en ont suivi où le journal a une fois de plus joué sur l’amalgame «Islam et terrorisme», Charlie Hebdo repart de plus belle dans la provocation.
Sa dernière Une a fait l’effet d’une bombe outre-Atlantique où le torchon satirique s’est une fois de plus illustré par son manque de compassion.
Suite à la tempête Harvey qui a atteint les côtes du Texas provocant de graves inondations, Charlie Hebdo a senti le besoin d’ironiser sur les sinistrés.

« Dieu existe! Il a noyé tous les néonazis du Texas », titre ainsi l’hebdomadaire satirique cette semaine. Sur le dessin signé Driss, on aperçoit des bras émergeant de l’eau et exécutant un geste s’apparentant sur l’image à un salut nazi devant des drapeaux arborant la croix gammée. Le journal a voulu faire le parallèle entre les victimes de la tempête et les récentes manifestations de ““suprémacistes”” blancs qui ont eu lieu à Charlottesville au Texas, un Etat conservateur ayant voté à majorité pour Donald Trump,
Bien mal lui en pris, car si les américains se sont sentis «Charlie» durant un temps, ce n’est désormais plus le cas.

« Assez parlé de Je suis Charlie #traîtresdefrançais », écrit l’acteur républicain James Woods sur les réseaux sociaux, soutenu par de nombreux internautes.
D’autres personnalités se sont joints aux concert d’insultes et de reproches, notamment Piers Morgan ancien présentateur de CNN : « Cette couverture de Charlie Hebdo sur la catastrophe de Houston est, même venant d’eux, absolument dégoûtante ».
Ou encore le journaliste Andrew Husband, qui a violemment critiqué le journal : « Charlie Hebdo peut publier cela. Je peux aussi dire que c’est un torchon, sachant que mes amis et ma famille qui ne sont pas nazis au Texas sont toujours en train d’éponger l’eau. Va te faire foutre ».

Un vent de colère et d’indignation s’est abattu sur les réseaux sociaux américains soudain moins conciliant envers le journal français.

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