Lors d’un événement organisé par une discothèque de Hammamet en Tunisie durant le week end du 1er avril, un DJ britannique a créé l’émoi en mixant l’appel à la prière. La vidéo a déclenché l’indignation des internautes et les autorités tunisiennes ont pris l’affaire en main.

Peu après l’événement, la justice décide de fermer la boîte de nuit et de placer en détention provisoire le gérant (voir notre article du 5 avril).
DJ Dax J à l’origine de la polémique avait quitté la Tunisie peu après l’événement animé principalement par des DJ étrangers.
La société organisatrice Orbit Festival avait pour sa part « décliné toute responsabilité » et présenté « ses excuses » aux Tunisiens. Le DJ incriminé avait fait de même via la page de l’événement.

Mais tribunal de première instance de Grombalia prenant l’affaire au sérieux a rendu son verdict ce jeudi 6 avril. La justice tunisienne ne s’est pas contentée des piètres excuses du DJ et l’a condamné par contumace à un an de prison.
« Six mois pour outrage public à la pudeur et six mois pour atteinte aux bonnes mœurs et à la morale publique », a rapporté le porte-parole du tribunal de première instance de Grombalia, Ylyes Miladi.
DAX a quitté le territoire et ne pourra bien sûr accomplir sa peine, cependant en cas de retour sur le territoire tunisien il sera contraint de purger sa peine.
Le gérant de la discothèque a pour sa part eu plus de chance, puisqu’il a bénéficié d’un non-lieu, une décision pour laquelle le parquet a décidé de faire appel « estimant qu’ils auraient dû s’assurer du contenu de ce qui allait être diffusé », a ajouté Ylyes Miladi.

A l’annonce de la décision, les réactions ne se sont pas fait attendre, notamment sur les réseaux sociaux où une grande majorité de tunisiens s’est félicitée de la condamnation du DJ, pointant du doigt le caractère blasphématoire de ce qui a été diffusé.

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