Assa Traoré porte plainte contre le préfet Didier Lallement pour « dénonciation calomnieuse »

Assa Traoré, sœur d’Adama Traoré et porte-parole du comité «Justice pour Adama» porte plainte contre le préfet de police de Paris Didier Lallement pour «dénonciation calomnieuse» et «faux en écriture publique», rapporte franceinfo.

Dans le tweet du préfet de police de Paris Didier Lallement, publié sur le compte de la préfecture alors que la manifestation à l’appel du comité Vérité pour Adama se finissait, samedi 13 juin, le préfet écrivait : « ‘Sales juifs’ scandé par les manifestants. Le préfet de police a signalé ces propos à l’autorité judiciaire »

 

Selon la plainte, le tweet du préfet a généralisé « à toutes les personnes présentes » la tenue de « propos antisémites », alors qu’il ressort des « témoignages des manifestants et des journalistes présents (..) qu’aucun propos de ce type n’avait été relevé à part celui, isolé, d’une vidéo publiée par Valeurs actuelles ».

“Didier Lallement ne pouvait pourtant ignorer que les termes ‘sales juifs‘ n’avaient pas été scandés par les manifestants le 13 juin 2020 place de la République mais qu’un seul homme semblait avoir tenu de tels propos”, peut-on lire dans la plainte.

“En affirmant dans un signalement au procureur de la République sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale que ‘les manifestants’ avaient proféré des injures à raison de la religion, le préfet se rend coupable de dénonciation calomnieuse mais aussi du crime de faux en écriture publique puisqu’il a altéré la vérité dans un document officiel”, estime l’avocat de la famille Traoré. 

Propos de la famille Traoré

Le comité en soutien à la famille Traoré avait réagi dès la fin du rassemblement, «S’il y a eu des propos antisémites aujourd’hui, nous sommes tous chrétiens, juifs, musulmans, nous sommes tous français. Les racistes n’ont aucune place dans notre combat!» publient-ils sur Twitter, relayant les propos d’Assa Traoré.

Contactée par franceinfo après le dépôt de la plainte, la préfecture de police a déclaré qu’il était “du devoir de chaque fonctionnaire de signaler toute infraction dont il a connaissance. Les injures à caractère raciste et antisémite en font partie”.

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