Emmanuel Macron pique une colère contre un journaliste français au Liban - VIDEO

C’est une scène peu banale qui a été filmée par les caméras de LCI. Lors d’une réception à Beyrouth, à l’occasion du déplacement d’Emmanuel Macron au Liban, le chef de l’État s’est vivement emporté contre Georges Malbrunot, journaliste du Figaro, pris en otage en Irak par l’armée islamique pendant 124 jours en 2004, qui a osé publier des infos sur sa rencontre avec des dirigeants du Hezbollah. 

 

“Ce que vous avez fait là, compte tenu de la sensibilité du sujet, compte tenu de ce que vous savez de l’histoire de ce pays est irresponsable. Irresponsable pour la France, irresponsable pour les intéressés ici et grave d’un point de vue déontologique. Vous m’avez entendu défendre les journalistes, je le ferai toujours. Mais je vous parle avec franchise, ce que vous avez fait est grave, non professionnel et mesquin.”

D’après les informations de LCI, c’est suite à la publication de l’article Liban : le pas de deux d’Emmanuel Macron avec le Hezbollah, ce 31 août, que le président s’est énervé. Le journaliste y évoque une entrevue entre le président et Mohammed Raad, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, et rapporte des propos qui étaient confidentiels. Sur LCI, le journaliste Michel Scott est revenu sur ces propos qui auraient pu créer un incident diplomatique. « Il y a une hypersensibilité sur ce sujet. Le moindre propos peut provoquer un dérapage« , a-t-il estimé.

« Je suis très surpris de la virulence de cette attaque, qui est inacceptable et à laquelle j’ai répondu. Je me suis expliqué avec l’Élysée, pour moi l’incident est clos », a commenté le journaliste auprès de l’AFP.

Pendant la conférence de presse, Emmanuel Macron avait déjà épinglé l’article, sans le nommer, en critiquant ceux qui « écrivent les pires bêtises sur le sujet sans vérification aucune » et en les invitant à« lui poser directement la question ». Interrogé sur l’hypothèse de sanctions individuelles contre les leaders libanais, il a ensuite démenti cette hypothèse, sans écarter complètement, à plus long terme, « un mécanisme de sanctions plus large ».

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