Des juristes et spécialistes du droit international demandent à la Cour pénale internationale (CPI) d’élargir son enquête sur la Palestine. Leur requête porte sur l’interception de la flottille « Global Sumud » par Israël en mai dernier. Les auteurs de la démarche souhaitent que cet épisode soit examiné dans le cadre de l’enquête déjà ouverte par la CPI.
Une opération en mer au cœur de la demande
Selon le dossier transmis au bureau du procureur le 29 mai, la flottille rassemblait une cinquantaine de navires et plus de 400 militants venus de plusieurs dizaines de pays.
Les participants affirmaient vouloir contester le blocus imposé à la bande de Gaza. L’affaire concerne l’interception de ces embarcations en Méditerranée le 18 mai, alors qu’elles se dirigeaient vers le territoire palestinien.
Des accusations de mauvais traitements
Les avocats demandent à la CPI d’examiner plusieurs allégations liées à l’opération. Le dossier évoque notamment des détentions jugées illégales, ainsi que des accusations de violences physiques et de mauvais traitements après l’arrestation de certains militants.
Plusieurs participants ont déclaré avoir subi des humiliations ou des agressions pendant leur détention, selon les témoignages cités dans la plainte.
Les regards tournés vers la CPI
Les juristes à l’origine de la démarche souhaitent identifier les responsables de l’opération et obtenir l’ouverture d’investigations complémentaires.
Le dossier mentionne également une vidéo diffusée après les événements montrant le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, lors d’une visite auprès des personnes détenues.
À ce stade, la Cour pénale internationale n’a pas annoncé si elle comptait intégrer ces accusations à son enquête en cours sur la situation en Palestine.































